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XV de France: avec Woki et Bielle-Biarrey en Ecosse

Le deuxième ligne français Cameron Woki attrape le ballon lors d'une touche durant le match du Tournoi des six nations contre l'Irlande à Marseille, le 2 février 2024 (NICOLAS TUCAT)
Le deuxième ligne français Cameron Woki attrape le ballon lors d'une touche durant le match du Tournoi des six nations contre l'Irlande à Marseille, le 2 février 2024 (NICOLAS TUCAT)

Chez les Bleus, on ne change pas une équipe qui perd. Une semaine après la déroute devant l'Irlande, treize des quinze titulaires de Marseille conservent leur place pour affronter l'Ecosse à Edimbourg, samedi, lors de la 2e journée du Tournoi des six nations.

Pour cette rencontre de tous les dangers à Murrayfield, deux changements: en deuxième ligne, avec le retour de Cameron Woki (25 ans, 28 sélections) et celui de Louis Bielle-Biarrey (20 ans, 8 sél.) sur l'aile gauche.

Woki vient suppléer le Montpelliérain Paul Willemse, suspendu quatre semaines après son exclusion au bout de 32 minutes à Marseille pour deux plaquages non maîtrisés. Ce retour décale Paul Gabrillagues (30 ans, 17 sél.) en 5.

Titulaire lors des cinq matches de la Coupe du monde, terminée en quarts de finale, le Racingman profite également des absences de Thibaud Flament (pied), Emmanuel Meafou (genou) ou Romain Taofifenua (jambe) ou de l'inexpérience du colosse Posolo Tuilagi (19 ans, 1 sél.), remplaçant contre le XV du Chardon.

"Cameron Woki n'est pas sorti du groupe, il était finisseur contre l'Irlande. On avait besoin d'un groupe qui finissait fort les trente dernières minutes. Il n'a pas pu, les faits sont là", a rappelé le sélectionneur Fabien Galthié.

"Le leadership sur la touche est partagé entre Charles (Ollivon, NDLR) et Cameron", a-t-il ajouté.

Bielle-Biarrey, lui, a explosé sur la scène internationale lors de la préparation au Mondial-2023. Il avait cédé sa place à son coéquipier à Bordeaux-Bègles Yoram Moefana, habituel centre, le temps du match contre l'Irlande (38-17).

"Louis est un joueur qui apporte de la vitesse, il a un autre profil que Yoram. Il a l'habitude de jouer à l'aile et couvre aussi le poste d'arrière alors que Thomas Ramos couvre le poste d'ouvreur", a encore détaillé Galthié.

- Première pour Roumat ? -

"Yoram, lui, couvre quatre postes et on imagine que, dans un stade où les dimensions sont les plus grandes d'Europe, on aura besoin d'un apport de vitesse supplémentaire, que ce soit à l'aile ou au centre", a encore affirmé l'ancien demi de mêlée.

Pour le reste, malgré sa performance mièvre devant l'Irlande, la charnière 100% made in Bordeaux-Bègles, formée par Maxime Lucu à la mêlée et Matthieu Jalibert à l'ouverture, est reconduite.

Le capitaine Grégory Alldritt, le troisième ligne Charles Ollivon, l'ailier Damian Penaud, le centre Gaël Fickou, le pilier Uini Atonio ou encore le talonneur Peato Mauvaka conservent également leurs places dans le XV de départ.

"Qui dit joueur qui entre dit joueur qui sort. Ce n'est pas notre projet. Notre projet, c'est le groupe, c'est la solidarité. Dans les grands moments, comme dans la difficulté. On a performé en groupe, on a perdu en groupe. L'idée, c'est de garder cette ossature et de donner, bien sûr, de la place à des jeunes joueurs dans le coaching notamment", a justifié Galthié.

Les 23 joueurs sur la feuille de match affichent 27 ans et 28 sélections de moyenne.

Le banc est organisé en 6-2, avec six avants et deux arrières, que sont Nolann Le Garrec et Yoram Moefana.

Le troisième ligne de Toulouse Alexandre Roumat (26 ans), fils de la légende Olivier Roumat (62 sélections entre 1989 et 1996), prend place parmi les remplaçants et pourrait connaître sa première cape.

Une semaine après leur lourd revers contre l'Irlande, les Bleus vont tenter de retrouver des couleurs samedi (15h15) à Edimbourg, où ils restent sur un revers 25-21, en match de préparation à la Coupe du monde 2023.

mca-bdu/smr