Tour de France 2024: pourquoi le choix des pneus est capital pour la 9e étape façon gravel

Spectacle garanti ce dimanche sur les routes du Tour de France. Avec 32 kilomètres de chemins blancs, répartis en 14 secteurs, les organisateurs ont concocté une 9e étape qui promet beaucoup à travers les vignobles de Champagne, autour de Troyes. Un rendez-vous qui suscite un mélange de crainte et d'excitation chez les coureurs, convaincus qu'il faudra une part de réussite pour déjouer les pièges tendus par ces routes caillouteuses. Concernant le matériel, les ajustements effectués par les mécanos concernent avant tout les pneumatiques, l'un des composants les plus influents sur la performance.

"Il faudra avoir un peu de chance au niveau des crevaisons et des chutes, prendre un peu moins de risques, être bien concentré et prudent secteur par secteur. La seule chose qui change au niveau du matériel, ce sont les pneus. Ils sont un peu plus larges pour limiter les risques de crevaisons", nous explique Tom Steels, directeur sportif chez Soudal-Quick Step, qui espère voir du grand Remco Evenepoel, actuel deuxième du général à 33" de Tadej Pogacar, sur un terrain de jeu susceptible de lui réussir.

Des pneumatiques plus larges

"On n'est pas non plus sur des pavés, ce n'est pas Paris-Roubaix. Mais on aura des assistants à chaque secteur, avec également des bénévoles", précise Tom Steels, 3e de Paris-Roubaix en 1999. Le discours est le même dans le reste du paddock, les équipes misant par exemple sur des pneus de section de 30mm contre 28 habituellement.

"C’est une étape qui fait peur à beaucoup de monde. On va voir ce que ça donne. Nous on a de la chance d’avoir des pneus de section 30mm avec une mousse à l’intérieur qui en cas de crevaison nous permet de pouvoir continuer de rouler sans avoir de risque de déjanter. C’est un peu plus lourd que d’habitude mais si ça peut nous permettre de continuer de rouler, c’est bien", indique Mathieu Burgaudeau, coureur de TotalEnergies.

"Les vélos sont exactement les mêmes que d'habitude, les pneumatiques sont simplement plus larges avec des pressions adaptées. On est entre 4 et 5 bars en fonction du poids du corps. Et les sections sont plus grosses pour éviter les crevaisons", souligne de son côté Frédéric Grappe, directeur de la performance chez Groupama-FDJ, qui mise notamment sur l'ancien champion de France Valentin Madouas et le rouleur suisse Stefan Küng pour jouer les premiers rôles sur cette étape à la sauce gravel.

"C'est une journée importante, appuie Frédéric Grappe. On espère être à l'aise sur ce genre de parcours, on doit être acteurs. Des repérages ont été faits en amont, des tests sur les pneumatiques. Mais il faudra aussi une part de réussite. Il faut aller la chercher." En jeu : un succès de prestige sur la plus belle course au monde.

Article original publié sur RMC Sport