Taxe au poids : un malus plus sévère pour les modèles électrifiés ?

Ce n’est plus une surprise de dire que les SUV dominent les ventes, et à présent les catalogues des constructeurs. Berline, coupé, cabriolet, monospace : la plupart des catégories traditionnelles et historiques chez nous ont disparu. Elles ont été remplacées par leur équivalent en SUV. En 2022, les monospaces Scénic et C4 SpaceTourer ont disparu du catalogue. Chez les berlines, les Mondeo, Passat, IONIQ ou encore Talisman ont aussi déserté le créneau. Tous seront indirectement remplacés par des SUV. Face à cette vague inarrêtable, plusieurs acteurs tentent de faire front. Les passionnés bien sûr, qui ont la nostalgie des modèles légers, des lignes fines, des silhouettes basses. Mais, plus problématique pour les propriétaires, le Gouvernement et les collectivités territoriales…

Paris souhaite surtaxer les SUV

Dès le 1er janvier 2022 déjà, l’État a mis en place en France une taxe sur le poids des véhicules neufs. Au-delà d’un poids à vide de plus de 1,8 tonne, l’acheteur doit s’acquitter d’une taxe de 10 euros par kilo supplémentaire. C’est donc 1 000€ de plus pour un véhicule de 1,9 tonne, voire 2 000€ supplémentaires pour un modèle de plus de 2 tonnes (Range Rover, Mercedes Classe G et Porsche Cayenne dans le viseur notamment). Problème, certains véhicules électriques ou hybrides rechargeables pèsent très lourd. Pour cause : le poids élevé de leur batterie ! Dans les années 70 par exemple, une berline de moyenne gamme, la Ford Taunus, ne pesait que 960 kilos ! À titre de comparaison, une Renault Zoé actuelle pèse 1 502 kg, Lire la suite sur Autoplus