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Ski alpin: après sa grave blessure, Goggia vise un retour sur les pistes en juillet

La skieuse italienne Sofia Goggia lors d'un slalom géant comptant pour la Coupe du monde, le 30 janvier 2024 à Kronplatz (Italie) (Tiziana FABI)
La skieuse italienne Sofia Goggia lors d'un slalom géant comptant pour la Coupe du monde, le 30 janvier 2024 à Kronplatz (Italie) (Tiziana FABI)

L'Italienne Sofia Goggia, victime d'une double fracture tibia-malléole de la jambe droite début février, espère faire son retour sur les skis en juillet, a-t-elle confié jeudi lors d'un point-presse.

"La période normale (de convalescence pour une blessure de ce type) est de six mois, mais je pourrais faire mon retour sur les skis en juillet", a déclaré la vice-championne olympique 2022 de descente.

"Dans le passé, j'ai déjà eu des fractures, mais rien de comparable avec cette blessure compliquée (...) je me suis fracturée le plateau tibial de façon tranversale en plusieurs morceaux, avec un très gros traumatisme de compression et de torsion", a-t-elle détaillé à propos de sa chute lors d'un entraînement de slalom géant.

"J'ai voulu attendre de faire des examens de contrôle avant de faire cette conférence de presse, je les ai faits la semaine dernière et me voilà (...) L'opération a parfaitement réussi, c'est un excellent point de départ", a insisté la quadruple lauréate du petit globe de descente (2018, 2021, 2022 et 2023).

La championne olympique 2018 de descente, qui compte à son palmarès 24 victoires sur le circuit mondial, occupait la 5e place du classement général de la Coupe du monde et pouvait viser un nouveau globe en descente, sa discipline de prédilection.

"Pendant les vingt jours qui ont suivi l'opération, je voyais tout en noir, j'étais vraiment désespérée, même si j'étais consciente qu'il y a des choses bien graves, mais quand on est une sportive, il n'y a rien de pire que d'être confrontée à une blessure", a raconté la Bergamasque.

"Finalement, je me suis rendue compte qu'il y avait dans le monde des drames pires que le mien. Je ne suis pas sous les bombes à Gaza. J’ai essayé de regarder où il y avait des souffrances beaucoup plus graves que la fracture d’une jambe dont on se remet", a-t-elle conclu.

jr/bm