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Sur la route des Jeux: "pas trop en train de penser aux JO", assure Sasha Zhoya

L'athlète français Sasha Zhoya lors des Mondiaux 2023 de Budapest, le 21 août 2023 (Attila KISBENEDEK)
L'athlète français Sasha Zhoya lors des Mondiaux 2023 de Budapest, le 21 août 2023 (Attila KISBENEDEK)

"J'essaie de trouver le juste milieu" entre la pression grandissante des Jeux olympiques et le besoin de se concentrer sur le début de saison, assure le coureur de 110 m haies, Sasha Zhoya.

Jusqu'aux JO de Paris cet été, le hurdler de 21 ans, 6e des derniers Championnats du monde à Budapest en août 2023, raconte son parcours à l'AFP. Dans ce 12e épisode, il explique son choix de se préparer cet hiver en Australie et la difficulté de ne pas penser qu'aux JO.

"J'ai passé trois semaines en Australie en décembre, à moitié en vacances, à moitié à l'entraînement. Malheureusement, je me suis fait une petite entorse au genou droit en faisant du surf. Nous sommes ensuite partis en camp à Tenerife (Espagne), dans la chaleur, c'était très bien. A mon retour, j'ai eu une infiltration au genou, ca m'a gêné juste une semaine."

"J'ai décidé de ne pas faire de saison en salle cette année. On a choisi avec Ladji (Doucouré, son entraîneur) de retourner en Australie, pour commencer la saison le 15 février directement sur 110 m haies. La salle et le 60 m haies ne m'intéressent pas trop, le 110 m haies c'est l'épreuve olympique, j'ai besoin d'expérience, de multiplier ces courses."

"Commencer la saison estivale aussi tôt, c'est rare pour un Français mais, pour moi, en tant qu'Australien (Sasha Zhoya est natif de Perth, NDLR), j'en avais l'habitude. En Australie, je vais plus m'amuser, je serai dans un environnement qui me ressemble. A Paris, je suis tout le temps à l'intérieur, ça me fait du bien de retrouver la vie australienne, le beau temps, être dehors... Je pense que c'est important pour tous les sportifs, et j'ai la chance de pouvoir le faire, c'est un vrai boost, de la vitamine D."

- "Juste milieu" -

"J'avoue que je ne suis pas trop en train de penser aux JO, je me concentre sur les compétitions en Australie. Et il y a beaucoup d'échéances importantes avant les Jeux, avec les Championnats d'Europe à Rome (7-12 juin) puis les Championnats de France, pour se qualifier pour les Jeux (28-30 juin à Angers). Je penserai aux JO quand je serai qualifié (finaliste aux Mondiaux et déjà auteur des minima de World athletics, Zhoya est un athlète prioritaire aux yeux de la fédération française)."

"Je sais que l'année tourne autour de Paris et des Jeux, pour un athlète qui veut vivre ça, c'est normal. Les gens attendent que je fasse une médaille... Je sais que les supporters, les médias, veulent que je parle des JO. J'essaie, moi, de ne pas y penser, de trouver le juste milieu, c'est un challenge. Je ne veux pas trop construire ma tête seulement pour ça, ne penser qu'aux Jeux, alors j'essaie de ne penser qu'à la prochaine compétition."

Pour le hurdler, "ce sera le 15 février, au Maurie Plant meet, une compétition +gold+ (2e division internationale). Il y aura les bons athlètes d'Océanie mais aussi les Japonais, qui débutent la saison là-bas. Commencer avec une forte concurrence, c'est parfait. Ensuite, je dois courir le 2 mars (Canberra track classic) puis revenir en France le 15 mars."

Propos recueillis par téléphone par Robin GREMMEL

rg/gk