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Le pape François peut-il vraiment « cicatriser les blessures » du Congo ?

Depuis plusieurs semaines, c’est le grand chambardement à Kinshasa. Construction d’un immense podium à l’aéroport, ripolinage des bâtiments officiels, production en masse de banderoles et de tee-shirts… La capitale de RDC (République démocratique du Congo) n’a pas lésiné sur les moyens pour accueillir le pape François, qui arrive mardi pour une visite de quatre jours.

Ce voyage, qui sera suivi par un déplacement au Soudan du Sud, constitue un événement puisque cela fait trente-huit ans qu’un souverain pontife ne s’était pas rendu dans l’ex-Zaïre, pourtant première nation catholique d’Afrique avec au moins 40 millions de fidèles (40 % de la population). La messe de mercredi s’annonce historique, avec plus de 1 million de personnes attendues.

Le pape « vient pour consoler la population »

Si le jésuite argentin de 86 ans, doit, au cours des 12 discours prévus, aborder les questions environnementales ou d’éducation, c’est bien la paix qui devrait être au cœur de ce séjour, alors que l’est de la RDC est depuis 1998 en proie à une guerre meurtrière. Le pape « vient pour consoler la population » et « pour cicatriser des blessures qui sont encore sanglantes », a d’ailleurs précisé le nonce apostolique en poste à Kinshasa. Un déplacement à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, avait d’ailleurs été envisagé avant que le projet ne soit abandonné en raison de l’insécurité. François devrait toutefois rencontrer des déplacés de cette région, dont les richesses naturelles attire...


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