« Je ne regrette pas d’avoir parlé », déclare Judith Godrèche

interview - La comédienne présente « Moi aussi », un court métrage qui donne la parole et un visage aux victimes de violences sexuelles

« À Cannes, les apparences sont trompeuses : sous les smokings et les robes de princesse se cachent parfois des punks et des résistantes ». Dans son discours d’ouverture du Festival de Cannes, Camille Cottin faisait allusion à Judith Godrèche qui présente un court métrage puissant, Moi aussi, où elle rend hommage aux victimes de violences sexuelles. Ce film fort sera projeté en ouverture d’Un certain regard et au cinéma de la Plage ce mercredi soir puis le 25 mai sur Culture Box et France TV.

Ne vous sentez-vous pas un peu instrumentalisée par le Festival de Cannes ?

Une veste peut être réversible. On peut la voir d’un côté ou de l’autre. Je choisis de voir la couleur joyeuse, de me dire que c’est quelque chose de beau pour toutes les personnes qui sont dans le film. Peu m’importe que je sois instrumentalisée ou pas. J’aime ce film et j’aimerais imaginer qu’il a été sélectionné pour les bonnes raisons : le fait que mon film a été apprécié comme une œuvre de cinéma, un geste de beauté.

Comment avez-vous choisi de représenter ces violences ?

Il y a un rapport intéressant et compliqué avec notre image quand on a été victime d’abus sexuels, dans la façon dont on s’inscrit dans ce monde. On peut avoir des moments d’autorejet et des difficultés avec l’idée d’être vu. Je voula(...) Lire la suite sur 20minutes

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