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NBA : Wembanyama premier de la draft 2023, moment d’histoire pour le sport français

Sans surprise, le phénomène Victor Wembanyama a été sélectionné en première position de la draft NBA par les San Antonio Spurs dans la nuit de jeudi à vendredi. C’est la première fois qu’un basketteur tricolore reçoit de tels honneurs.

Le rêve américain de Victor Wembanyama s’est officiellement concrétisé. Et son aventure dans la meilleure ligue de basket au monde peut désormais débuter. Comme attendu depuis plusieurs mois, le phénomène français (19 ans, 2,22m) a été sélectionné en première position de la draft NBA dans la nuit de jeudi à vendredi au Barclays Center de New York.

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Sans aucune surprise, "Wemby" a été enrôlé par les San Antonio Spurs, qui avaient hérité du premier choix de cette draft lors d’une loterie organisée il y a un peu plus d’un mois. C’est la première fois qu’un Français est sélectionné aussi haut. Jusqu’ici, le record pour un basketteur tricolore appartenait à Killian Hayes, choisi en 7e position en 2020.

Dans l’histoire, rarement (jamais ?) un joueur sur le point de faire son entrée en NBA n’avait suscité une telle passion. Tout au long de la saison, des journalistes américains n’ont cessé de faire le déplacement en France pour couvrir l’actualité et les matchs du prodige. La NBA, de son côté, est même allée jusqu’à acheter les droits de diffusion du championnat de France pour retransmettre les matchs de Boulogne-Levallois de l’autre côté de l’Atlantique.

Un phénomène attendu de pied ferme

Si Wembanyama affole autant la NBA, c’est parce qu’il est doté d’une mobilité et d’une dextérité jamais vue pour un joueur de cette taille. "Il a quasiment tous les atouts d’un ailier alors qu’il fait la taille d’un big man, résumait il y a quelques semaines le pivot des Bleus Moustapha Fall, lui-même 2,18m sous la toise. Tout ce qu’il fait est fluide, ça ne paraît pas comme les autres grands, un peu pataud, un peu robotisé. Quand il fait ses gestes ou ses mouvements, personne n’est choqué, car ça paraît normal en fait."

Quand la plupart de ses concurrents à la draft évoluaient dans le circuit universitaire américain, lui a dominé le championnat de France pendant plusieurs mois. Meilleur marqueur (21,6 points), rebondeur (10,4), contreur (3) et à l’évaluation (26), il a logiquement été élu MVP et meilleur défenseur à la fin de la saison.

Leader des Mets 92, il a porté la formations des Hauts-de-Seine jusqu’à la deuxième place de saison régulière et en finale de playoffs. À une marche du sacre, devant un stade Roland-Garros acquis à sa cause, il a finalement rendu les armes face à l’armada monégasque. Les promesses ont été retranscrites sur les parquets français. Désormais, c’est toute la NBA qui attend de découvrir l’ampleur du phénomène.

Article original publié sur RMC Sport

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