Manfred Weber : « Il ne faut pas faire de cadeau à Viktor Orban »

Manfred Weber, président du Parti populaire européen,  le 10 juin 2024.  - Credit:DPA / DPA/ABACA
Manfred Weber, président du Parti populaire européen, le 10 juin 2024. - Credit:DPA / DPA/ABACA

« Si Ursula von der Leyen échouait la semaine prochaine devant le Parlement européen, nous risquerions d'avoir en Europe beaucoup d'instabilité, souligne Manfred Weber, le président du groupe PPE. Il n'y aurait qu'un seul homme heureux, c'est Viktor Orban, et je ne veux pas faire ce cadeau à Viktor Orban. »

Dans le long processus des top jobs européens, la semaine prochaine sera, en effet, décisive pour Ursula von der Leyen. La présidente désignée de la Commission doit passer l'ultime test devant le Parlement européen. La barre est placée à 361 voix sur 720. Un scrutin à bulletin secret qui demeure, de toute évidence, la passe dangereuse vers son second mandat à la tête de la Commission. Mathématiquement, les trois groupes de la plateforme majoritaires – du PPE aux sociaux-démocrates du S&D en passant par les centristes et libéraux de Renew – lui offrent 400 voix. Mais on sait qu’il y a toujours des déperditions dans un vote à bulletin secret. En moyenne, les pertes sont de 13 %.

Les revendications migratoires des sociaux-démocrates

Cette semaine, la présidente désignée a donc pris son bâton de pèlerin pour faire le tour des groupes. Mardi soir, ce sont les sociaux-démocrates qui lui ont fait passer un grand oral. Un rendez-vous cordial au cours duquel ils ont livré leurs idées. Ils attendent d'elle un ferme engagement en faveur de la poursuite des politiques environnementales (le Pacte vert) sans les renoncements des derniers mois, une inclinaison vers davan [...] Lire la suite