« Macron n’aurait pas bougé sur l'IVG sans notre pression » témoigne la sénatrice Mélanie Vogel

Elle l’a appris avant tout le monde, par un coup de fil d’un conseiller de l’exécutif. « Le président de la République va déposer un projet de loi constitutionnel sur l’IVG… »

Après neuf mois d’attente, la sénatrice écologiste Mélanie Vogel, qui avait fait voter en février, par 166 voix pour et 152 contre, une proposition de loi constitutionnelle visant non pas à inscrire un « droit à l’IVG » dans la Constitution mais « la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse », peut se réjouir. « Ça n’est pas terminé mais on se dit dans ces moments-là que ce que l’on fait, marche. Le gouvernement a amélioré la formulation du Sénat en ajoutant « qui lui est garantie », c’est important (NDLR : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».) Mais dix mois pour écrire quatre mots, ça montre que ça n’était pas leur priorité… »

Le Congrès réuni en 2024, 49 ans après la loi Veil

Pour la parlementaire, cette décision d’Emmanuel Macron est une réponse à la « pression » mise par les députés et sénateurs, investis sur cette question. « Avant le vote au Sénat, ils soutenaient l’initiative mais n'y croyaient pas ; ils se disaient que jamais on parviendrait à faire voter les sénateurs là-dessus, ajoute Mélanie Vogel… Pleins d’amis à gauche me disaient la même chose. Depuis le 1er février, on retourne voir l’exécutif en disant « ça en est où ? Faites quelque chose sinon...


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