Logement : faut-il se réjouir du coup d'arrêt des ventes ?

Le constat est désormais presque partagé : le marché du logement neuf comme existant plonge à des niveaux qu’on n’avait pas vu depuis des décennies, et surtout le freinage est d’une puissance et d’une soudaineté inédites. Bien sûr, les chiffres sont encore discordants, mais il faut reconnaître que les discordances se réduisent. Pour simplifier, les crédits immobiliers sont en baisse de 40%, les ventes de neuf aussi… et dans l’ancien les voix titrées consentent à reconnaître une réduction de 10% du volume des achats… quand une discussion avec n’importe quel agent immobilier sur le terrain avoue un essoufflement bien supérieur, en gros à hauteur de la baisse constatée de la production de prêts. En somme, et on se contentera de ce qui vient, la communauté professionnelle s’entend sur le diagnostic : le patient a perdu l’essentiel de ses forces. Seulement voilà : la contrepartie du consensus commence à ressembler au syndrome de Stockholm.Il s’agit, en référence à une prise d’otages dans une banque de Suède en 1973, restée célèbre dans l’histoire, d’une inversion de situation : les preneurs d’otages, finissent par acquérir à leur cause leurs victimes, qui les défendent et se rangent de leur côté, comprenant les motivations de leur geste. Il en va de même pour la crise. On entend déjà des discours complaisants, presque reconnaissants envers la crise, et on les entend au sein même de la filière. Trois arguments tiennent le haut du pavé.

D’abord le pays avait atteint des sommets en (...)

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