LGBT : des frictions sur le front des fiertés

Lors de la marche des fiertés 2024 à Paris, le 29 juin.  - Credit:Julien Mattia / Le Pictorium / MAXPPP
Lors de la marche des fiertés 2024 à Paris, le 29 juin. - Credit:Julien Mattia / Le Pictorium / MAXPPP

Les différentes « prides » – ou marche des fiertés LGBT –, qui ont lieu à travers la France au mois de juin, ont pris une tournure plus politique cette année, avec une mobilisation contre l'extrême droite et souvent très favorable au Nouveau Front populaire (NFP). Ce positionnement, légitime aux yeux de nombreux militants, suscite néanmoins des divisions au sein des mouvements LGBT.

À Paris, le 29 juin, veille du premier tour des élections législatives, plus de 110 000 personnes se sont rassemblées dans une ambiance festive, avec des slogans et des pancartes contre le Rassemblement national (RN) et appelant à voter pour le Nouveau Front populaire (NFP). « Cette édition 2024 du mois des fiertés était sous le sceau d'une actualité politique sans précédent », confirme Catherine Michaud, conseillère régionale Île-de-France, déléguée spéciale à la Lutte contre les discriminations, le racisme et l'antisémitisme et présidente de l'association LGBT GayLib. « Nous avons toujours renvoyé dos à dos l'extrême droite et l'extrême gauche. Il faut faire front face à un Rassemblement national aux portes du pouvoir, mais cela ne rend pas l'extrême gauche plus fréquentable. Il n'y a que les valeurs de la République qui protègent les personnes LGBTI. »

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Pourtant, dans la foule manifestant à Paris, les appels à voter NFP – qui comprend La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Nouvea [...] Lire la suite