L’intelligence artificielle, une technologie particulièrement énergivore

En 2026, les centres de données pourraient consommer l'équivalent de la consommation en électricité du Japon.  - Credit:SYSPEO/SIPA
En 2026, les centres de données pourraient consommer l'équivalent de la consommation en électricité du Japon. - Credit:SYSPEO/SIPA

L'intelligence artificielle (IA) est particulièrement énergivore. Google a récemment confié que ses émissions carbone ont explosé de 48 % en cinq ans, mettant en avant un problème de l'IA qui évolue vite : sa voracité énergétique. Cela s'explique par les énormes capacités de calcul nécessaires pour s'entraîner sur des milliards de données pour utiliser les modèles de langage, exigeant de puissants serveurs. Chaque fois qu'un utilisateur envoie une requête à ChatGPT ou toute autre IA générative, cela fait fonctionner des serveurs situés dans un centre de données.

Ces serveurs consomment de l'électricité, chauffent et doivent être refroidis avec des systèmes qui nécessitent à leur tour de l'énergie. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les centres de données utilisent en général près de 40 % de leur électricité pour alimenter les serveurs et 40 % pour les refroidir. Une requête à ChatGPT nécessite ainsi, en moyenne, dix fois plus d'énergie qu'une simple requête sur le moteur de recherche Google, ont montré plusieurs études.

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