Comment l’aspirine a révolutionné la médecine

Des cachets d'aspirine, produits en masse depuis un siècle et demi.  - Credit:RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/Sipa
Des cachets d'aspirine, produits en masse depuis un siècle et demi. - Credit:RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/Sipa

L'utilisation de l'aspirine remonte à plus de 50 000 ans, pas sous la forme de petites pilules blanches, mais d'écorce de bouleau. Une étude publiée par la revue Nature révèle que les Néandertaliens apaisaient déjà leurs maux de dents en la mâchouillant. Sans savoir, bien évidemment, que l'apaisement de la douleur était dû à la salyciline, présente également dans l'écorce de saule blanc ou dans la reine-des-prés.

Les Homo sapiens firent appel à leur tour à ce remède qui fut transmis aux Égyptiens et aux Grecs qui l'employaient pour faire baisser la fièvre. Un papyrus égyptien datant de - 1550 avant J.-C. mentionne une décoction de feuilles de saule. Jusqu'au Moyen Âge, ces deux écorces faisaient partie de la pharmacopée des guérisseurs et des médecins.

Une combinaison d'innovations

Il faut attendre le début du XIXe siècle pour que le principe actif soit isolé. Tout commence par un pharmacien italien qui, en 1825, isole la molécule active de l'écorce de saule blanc en la nommant « salicine ». Trois ans plus tard, un pharmacologue allemand obtient des cristaux jaunes à partir d'écorce de saule blanc. Enfin, en 1829, un pharmacien français nommé Pierre-Joseph Ledoux améliore le procédé pour obtenir une poudre blanche qu'il nomme « salicylique ».

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Il la présente comme un remède contre la fièvre. Dès lors, la consommation de salicylate de sodium s'envole. Les médecins la prescriva [...] Lire la suite