L’État condamné à verser 280 000 euros à un serveur blessé par balle lors du discours de François Hollande en 2017

L'État a été condamné à verser une somme de plus de 280.000 euros au maître d’hôtel blessé par une balle perdue lors d'un discours de François Hollande en 2017 en Charente, rapporte France Bleu le jeudi 26 octobre 2023, même jour du verdic rendu par Le Tribunal Administratif de Poitiers. Retour sur les faits et l'évolution de cette affaire. Le 28 février 2017, François Hollande, alors président de la République, se rendait à Villognon, en Charente, pour l'inauguration de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. Cet événement marquait les dernières semaines de son quinquennat. Cependant, cette journée a pris un tournant inattendu lorsqu'un tir accidentel a eu lieu. Le préfet de la Charente avait alors expliqué que le tir provenait d'un tireur d'élite, un gendarme d'appoint venu de la Vienne, qui avait malencontreusement déclenché son arme en manipulant son fusil depuis le toit d'un bâtiment voisin. Deux personnes ont été touchées par cette balle perdue : un serveur de la salle de réception et un employé de la Méséa, la société de maintenance de la LGV, tous deux souffrant de blessures légères aux jambes. Après l'inauguration, le président Hollande s'est rendu au chevet des blessés pour s'enquérir de leur état de santé. Le préfet de la Charente avait alors annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire, ainsi qu'une enquête administrative pour faire toute la lumière sur les circonstances de l'incident.

Le serveur, âgé de 42 ans, avait subi une fracture du tibia droit et une (...)

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