Législatives françaises : le Portugal soulagé mais attentif face au spectre de « l’ingouvernabilité »

Emmanuel Macron avec le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, le 11 février 2002.   - Credit:Ludovic Marin/AP/Sipa
Emmanuel Macron avec le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, le 11 février 2002. - Credit:Ludovic Marin/AP/Sipa

Comme partout en Europe, le Portugal a observé avec attention le verdict des urnes en France. Pedro Nuno Santos, secrétaire général du Parti socialiste, s'est réjoui des résultats de la gauche « unie ». La coordinatrice du Bloc de gauche (gauche radicale), Mariana Mortagua, estime que la victoire du Nouveau Front populaire « ouvre un nouveau chemin à un projet radicalement social et écologiste ». André Ventura, le leader du parti Chega (national-conservateur), évoque quant à lui un « désastre pour l'économie » et une « tragédie pour l'immigration ».

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De son côté, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, s'est, pour l'heure, montré peu bavard. « Il m'est très difficile de faire des commentaires. Si le président français ne sait pas quoi dire, imaginez le président portugais parler de ce qui se passe dans un pays ami », a-t-il seulement déclaré. À l'heure où nous écrivons ces lignes, le Premier ministre Luis Montenegro ne s'est pas encore exprimé, dans l'attente probablement qu'une figure émerge à Matignon.

Le soulagement de la presse

La presse portugaise, quant à elle, pousse un ouf de soulagement. « Marine Le Pen n'est pas inarrêtable, écrit le quotidien Publico. Dans l'urgence, tout le camp anti-Le Pen a improvisé un “front républicain”, ce qui a porté un coup inattendu à la marche victorieuse de l'extrême droite en France. » L'hebdomadaire Expresso, [...] Lire la suite