Législatives : le camp Macron repart en campagne avec des semelles de plomb

La président Emmanuel Macron à l'Éysée, le 16 juin 2023.   - Credit:Stéphanie Lecocq/Reuters
La président Emmanuel Macron à l'Éysée, le 16 juin 2023. - Credit:Stéphanie Lecocq/Reuters

Depuis dimanche 9 juin au soir, le camp Macron est plongé dans un profond désarroi. Le chef de l'État ayant décidé de sacrifier ses députés pour déclencher des élections législatives anticipées, faut-il repartir en campagne, au risque de subir une lourde défaite face à un candidat du Rassemblement national ou même du néobloc Front populaire, formé en moins de vingt-quatre heures par les quatre principales formations de gauche ?

« Je me suis posé la question, mais c'est le combat d'une vie, je dois continuer », souffle au Point Erwan Balanant, député MoDem, en pleins préparatifs. Les grandes manœuvres ont commencé entre les états-majors des partis de la majorité, sans qu'une stratégie claire ne se dessine pour l'heure. « On parle, tout cela va dépendre des accords », lâche un député, en plein brouillard.

Jusqu'au 16 juin pour déposer sa candidature

En parallèle, du côté des collaborateurs parlementaires, le coup de massue n'en est pas moins violent. Ils se retrouvent sur le carreau depuis l'allocution présidentielle et recevront les papiers officiels d'ici à quelques jours. « C'est un peu le monde qui s'écroule, on est licenciés », du jour au lendemain, se désole une attachée parlementaire. « Nous sommes tous sous le choc, autant à l'Assemblée nationale que dans les cabinets », confie une autre. Pour eux, il ne reste plus qu'à espérer de voir leur poulain rempiler pour un tour, et l'emporter. Les députés et aspirants députés ont jusqu'au 16 juin pour déposer l [...] Lire la suite