Législatives : à qui peut profiter l’abstention ?

L'abstention aux européennes s'élevait à 48,5 %.  - Credit:Ugo Amez/Sipa
L'abstention aux européennes s'élevait à 48,5 %. - Credit:Ugo Amez/Sipa

C'est la grande inconnue de cette élection : qui parviendra à convaincre les abstentionnistes ? Depuis l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, les partis politiques se sont lancés dans une campagne éclair. Tous cherchent à convaincre leur base électorale de leur renouveler leur confiance et, surtout, de trouver de nouveaux électeurs parmi les abstentionnistes, un important vivier de voix.

À l'occasion des européennes, « l'abstention a un peu diminué mais reste encore très élevée puisqu'elle touche près d'un Français sur deux (48,5 %) », rapporte Anne Muxel, sociologue et politologue au Cevipof. Mais, comme le soulève Christèle Lagier, sociologue et spécialiste du vote Rassemblement national, « en réalité, aujourd'hui, la majorité de ceux qui ne votent pas sont des abstentionnistes intermittents ». Ils peuvent retourner aux urnes.

Mobilisation inégale en fonction des profils sociologiques

Mais qui étaient les abstentionnistes aux dernières élections européennes ? D'après un sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, réalisé dimanche 9 juin, 62 % des 18-24 ans et 58 % des 25-34 ans ne sont pas allés voter. Côté profession, ce sont les artisans ou commerçants (57 %), les employés (53 %) et les ouvriers (53 %) qui se sont le plus abstenus. Un constat qui se retrouve parmi les sondés les plus précaires, les Français ayant moins de 900 euros de revenus mensuels nets s'étant majoritairement abstenus.

Comme l'explique Ann [...] Lire la suite