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JO Paris 2024 : village ou blockhaus olympique ?

Le premier village olympique est créé aux Jeux de Paris de 1924. Sont construits une soixantaine de baraquements en bois, tous temporaires ; ils furent démontés après les JO. On y trouve un bureau de change, un salon de coiffure, un bureau de poste, un kiosque à journaux, un service de blanchissage et un service de garde des objets de valeur. Plusieurs repas sont offerts par jour pour environ 3 000 athlètes. La ville organisatrice est en effet tenue « de fournir aux athlètes des logements, les objets de couchage et la nourriture, à un prix forfaitaire qui devra être fixé préalablement par tête et par jour », selon la réglementation mise en vigueur par décision de la session du CIO réunie à Rome en 1923.

La vraie nature du village olympique

Le village olympique se veut d’abord une contribution spatiale à la Trêve olympique mise en œuvre une semaine avant le début des JO et une semaine après la fin des Jeux paralympiques. Le vocable « village », a priori sympathique et avenant, est pourtant trompeur. Historiquement, un village est une agglomération rurale qui rassemble quelques familles autour d’une offre de services et d’une vie communautaire pérenne. Or, le village olympique – sans maire ni conseillers municipaux – ne rassemble dans un même lieu que des athlètes supposés former une communauté universelle alors qu’elle ne représente, de fait, que celle du monde du sport. Ces mêmes athlètes, dans un « manifeste » disent n’aspirer qu’au confort d’un village « accueillant po...


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