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JO 2024: malgré la contestation, le site de Teahupo'o reste "l'option centrale" pour les épreuves de surf

Amélie Oudéa-Castéra, ministre française des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, estime que le site de surf de Teahupo'o en Polynésie est "l'option centrale" pour les épreuves de surf aux JO de Paris 2024 et elle s'entretiendra "ce week-end" avec le président de Polynésie qui a proposé un nouveau spot pour parer aux contestations locales.

"Je souhaite que ce site extraordinaire de Teahupo'o, où il y a cette vague inouie, absolument unique au monde, puisse continuer à être notre option absolument centrale et qu'on arrive à trouver la meilleure solution", a dit la ministre en marge du dévoilement du parcours de la flamme paralympique au siège du comité d'organisation des JO à Saint-Denis.

La tour des juges au coeur des débats

La tension est montée d'un cran cette semaine après les propos du président de la Polynésie Moetai Brotherson expliquant envisager un changement de site de l'épreuve de surf à Taharuu, un site moins renommé mais plus facile d'accès que Teahupo'o, sur la côte ouest.

Le gouvernement polynésien "n'incite pas à changer de site, il est aujourd'hui dans une démarche de revisiter les différences options, sur ce sujet de la tour des juges", a affirmé la ministre des Sports. Cette tour en aluminium est, dans sa configuration actuelle, accusée d'abîmer les fonds marins. "Je ne vois pas par où on pourrait faire passer la barge (de la foreuse) (...) sans exploser du corail", a expliqué à l'AFP M.Brotherson.

"J'aurai l'occasion de retourner les voir au mois de décembre (elle y est allée cet été, ndlr), là on est dans un moment où des arbitrages vont être pris avec le rendu des analyses dans les tout prochains jours, j'appellerai Moetai Brotherson ce week-end pour évoquer ces éléments avec lui", a ajouté la ministre, évoquant la date du "20 novembre" pour "le rendu d'analyses".

De son côté, le président du comité d'organisation, Tony Estanguet a expliqué que "pour l'instant il n'y a pas d'option pour travailler sur un autre site de compétition, toutes les options qui sont sur la table et qu'on travaille, il y en a 6, sont sur le site de Teahupo'o", a-t-il dit. "Il y a différentes options avec normalement d'ici la fin novembre une décision sur quelle option sera retenue", a-t-il dit, expliquant qu'il se rendrait aussi sur place "dans les prochaines semaines".

"On veut démontrer la capacité à adapter notre organisation à ce site, on veut le préserver au maximum", a-t-il martelé, confirmant qu'"apparemment la manifestation (de vendredi, ndlr) a décidé d'être annulée par les opposants".

Article original publié sur RMC Sport