JO 2024 (badminton): le TAS donne raison à la paire Labar-Corvée, et pousse pour leur réintégration

La fin pourrait être heureuse pour Ronan Labar et Lucas Corvée. En avril dernier, la paire française pensait s’être qualifiée pour les Jeux olympiques de Paris 2024, mais est tombée de haut en raison d’une erreur de calcul de la Fédération internationale de badminton les plaçant finalement derrière le duo Christo et Toma Junior Popov, avec une différence de 29 points.

Alors qu’une seule paire française est censée jouer la compétition, il pourrait y avoir une exception. Toujours déterminés à disputer les Jeux, Labar et Corvée se sont battus sur le terrain juridique, et une grosse étape a été franchie ce mardi. Les badistes ont en effet gagné devant le Tribunal Arbitral du Sport. Le tribunal a donc demandé à la fédération internationale de badminton de voir avec le CIO (Comité international olympique) pour un tableau de 17 paires de doubles hommes aux JO, contre 16 habituellement. Ce qui signifierait que les frères Popov et le duo Labar-Corvée pourraient représenter la France. Contacté par RMC Sport, Labar estime que c'est une bonne avancée, mais que rien n'est encore fait.

La décision finale approche

La BWF a fait la demande au CIO pour une wild card, et donc passer à 17 paires. Le CIO a la possibilité de refuser cette demande, mais depuis le début, l'instance s'est toujours positionnée derrière la BWF. Vu que le tirage au sort des tableaux aura lieu vendredi 16h à l'heure de Kuala Lumpur en Malaisie, la conclusion de cette affaire est proche. Les parties seront fixées ce vendredi, avant 10h, heure française.

Si la demande est acceptée, une nouvelle commission du CNOSF (Comité national olympique et sportif français) devra être planifiée pour valider les sélectionnés olympiques. La Fédération française a saisi le CNSOF en ce sens.

Une issue heureuse serait une sacrée libération pour Labar et Corvée qui n’ont eu de cesse de se battre pour avoir gain de cause, et vivre leur rêve. Interrogé par RMC Sport en avril dernier, Ronan Labar s’était indigné après que la BWF ait publiquement reconnu son erreur de calcul: "Ils reconnaissent une erreur de leur part, ils s’excusent en deux mots mais dire qu'ils s'excusent pour des athlètes de haut niveau qui sont en train de voir leur rêve de participation olympique à domicile ce n’est pas suffisant."

S’il tenait à garder espoir de voir son rêve se concrétiser, le badiste était aussi conscient qu’il pouvait ne pas avoir gain de cause: "On garde espoir, mais c’est vrai qu’on imagine que ça puisse être le cas et que tout s’effondre."

La Fédération française soutient Labar et Corvée

Heureusement, Labar et Corvée n’ont pas été laissés seuls dans cette affaire, puisqu'ils ont pu compter sur le soutien de la Fédération française de badminton qui a demandé à la BWF de trouver une solution afin de qualifier les deux paires françaises. Au micro de RMC Sport, le président de l’instance Yohan Penel relevait "un sentiment d’injustice et de scandale."

Le dirigeant s’était aussi montré optimiste concernant la possibilité de passer de 16 à 17 paires aux JO, une option désormais validée par le TAS: "Nos équipes ont fait un travail formidable de dissection des règlements de la BWF. Et au regard des points de règlement qui ont été soulevés, il y a un espoir réel et concret maintenant." Aujourd’hui, cette polémique étalée sur plusieurs mois est proche de son terme.

Article original publié sur RMC Sport