Hugo Beurey, nouveau champion d’Europe d’aviron, un titre qui le lance vers les JO

Hugo Beurey, quel est le sentiment après ce premier grand titre en senior ?

Cela fait plaisir. Cette victoire vient récompenser le travail de début de saison. Il y a eu ce rebondissement de dernière minute quand j’ai appris que j’étais aligné sur le skiff et non sur le deux de couple à cause de la blessure de Ferdinand Ludwig. Je suis champion de France de skiff et là je viens valider sur une échéance internationale. C’est intéressant pour la suite de la saison.

Ferdinand Ludwig malade, vous vous êtes retrouvé sur le skiff au lieu du deux de couple poids léger. Il y a eu un petit sentiment de revanche, de vouloir briller ?

Il y a une petite déception de ne pas faire le double qui est la catégorie olympique. J’ai su lundi dernier que j’étai aligné en skiff. Je pense que cette expérience va nous servir pour les prochaines courses. Faire le skiff peut apporter pour la suite de la saison. Je suis certain que comme ça mon collègue, lors de la prochaine étape, il n’y aura qu’à appuyer sur le bouton on et il va emmener le bateau tout seul. Le double et le skiff sont un peu différents. Il n’y a que le double poids léger qui est olympique à Paris. Valider cette étape en skiff c’était important, j’ai montré que malgré les blessures et les maladies cet hiver, je pouvais répondre présent aux championnats de France et à l’international. Ça confirme le niveau actuel français pour tout le groupe. C’est intéressant.

Racontez-nous la finale, vous venez dépasser l’Italien sur l’enlevage.

Les rameurs présents en finale, je les côtoie depuis les épreuves espoirs. J’avais déjà couru contre l’Italien et les autres. J’ai pris ma revanche. J’ai fait une course d’attente, tout en stratégie. Je savais que j’avais les cartes pour réussir. Quand j’ai vu qu’il n’était plus qu’à une longueur, à moins de 500 mètres, j'ai su que j’avais une petite cartouche spéciale où j’arrive à faire une bonne série. J’ai mis au bon moment. Cela fait plaisir de repartir avec le titre.

Des vacances ? Il y a la qualification olympique en vue en deux de coupe avec Ferdinand Ludwig en septembre à Belgrade.

On recommence l’entrainement mardi matin, j’ai vraiment hâte de remonter en double. Jusqu’à la qualification olympique en septembre, pas de vacances, et ça va le faire.

Article original publié sur RMC Sport