Hand/C1 féminine: Metz termine au pied du podium

L'Allemande du club de Metz Alina Grijseels (c) lors de la petite finale de la Ligue des champions perdue face à Esbjerg (37-33), le 2 juin 2024 à Budapest (Attila KISBENEDEK)
L'Allemande du club de Metz Alina Grijseels (c) lors de la petite finale de la Ligue des champions perdue face à Esbjerg (37-33), le 2 juin 2024 à Budapest (Attila KISBENEDEK)

Passées à côté de leur demi-finale la veille, les handballeuses de Metz ont livré un meilleur match dimanche mais toutefois insuffisant face à Esbjerg (37-33) pour monter sur le podium de la Ligue des champions, à Budapest.

Victorieuses de ces mêmes Danoises il y a deux ans dans la petite finale (32-26), elles terminent comme en 2019 quatrième du Final Four hongrois, qu'elles ambitionnaient de remporter.

Mais dont elles ont pris la brutalement la porte en pleine figure face aux Allemande de Bietigheim (36-29), une défaite pour laquelle l'entraîneur Emmanuel Mayonnade s'est excusé auprès des supporters, invité avant le match par le speaker à leur adresser un mot: "Désolé pour hier, on a merdé, on a déconné (...) la nuit a été courte, difficile."

Malgré cette énorme désillusion, ses joueuses ont montré plus de cohérence que la veille, même si elles ont encore subi de trop nombreuses pertes de balle.

Comme sur cette occasion de revenir à un but à cinq minutes de la fin (31-33), après l'un des trop rares arrêts d'Hatadou Sako (11/45), qui a dit à la presse avoir été "nulle à chier" sur l'ensemble du week-end.

Leur prestation devrait cependant laisser des regrets aux "Dragonnes", qui vont désormais se pencher sur les raisons de leur échec.

Le président Thierry Weizman l'a expliqué en partie par la jeunesse du groupe, qui a perdu huit joueuses à l'intersaison: "Je pense qu'avec un groupe qui est stable depuis quelques années, on aurait peut-être fait autre chose."

"Ensuite, bien évidemment, le corollaire c'est qu'il y a des joueuses qui découvraient la Ligue des champions" (première saison pour Lucie Granier et Alina Grijseels, premier Final Four pour Kristina Jörgensen),  a-t-il ajouté.

Un groupe qui "peut-être inconsciemment" a péché par excès de confiance contre Bietigheim, novice au Final Four.

- Nouveau cycle -

Mayonnade a lui avancé l'hypothèse d'une certaine forme de fatigue mais a surtout voulu "amener les choses sur le terrain du handball et dire qu'on n'était pas assez performants handballistiquement".

"Et le handball, c'est de la course, du mental, de la compétence, des tirs, des arrêts, de la défense, de l'attaque, c'est un peu tout ça quoi" a-t-il poursuivi.

S'ouvre désormais pour les "Dragonnes" un nouveau cycle, avec les départs de trois cadres, Sako (Györ/Hongrie), Jörgensen (Györ) et de l'arrière droite Louis Burgaard (Odense/Danemark), ainsi que celui de Grijseels.

Celui de la demie centre allemande un an avant la fin de son contrat pourrait donner quelques regrets aux deux parties au vu de son niveau de jeu pendant le Final Four.

Elles seront remplacées par l'internationale française Laura Flippes (Burgaard), qui revient dans son premier club chez les pros, une gardienne hongroise à la carrière émaillée de blessure (Zsófi Szemerey) et deux joueuses prometteuses, la Suédoise Tyra Axner et la Hongroise Petra Vamos.

Et Metz, condamné par manque de moyens à laisser régulièrement partir certaines de ses meilleures, aborderait un nouveau Final Four avec une équipe au jeune vécu collectif.

Mayonnade: "On le vivra tout le temps. Je ne nous imagine pas fidéliser les gens sur 2-3 années pour pouvoir dire +on vient avec la même équipe+."

nk/dar