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Exportations africaines aux États-Unis: «Aucun pays n'a été exclu à la légère» du programme américain Agoa

AFP - GUILLEM SARTORIO

À ce jour, seuls 35 des 49 pays d’Afrique subsaharienne sont éligibles au programme américain African Growth and Opportunity Act (Agoa), qui exonère certains pays africains de droits de douanes. Les dernières exclusions annoncées – celles du Gabon, de la Centrafrique, de l'Ouganda et du Niger – visent à envoyer à un message fort : les États-Unis ne transigent pas avec leur vision de la démocratie. Pour Joy Basu, secrétaire d’État adjointe chargée de l’Économie et des affaires régionales en Afrique, ces exclusions n'envoient pas seulement un signal, elles sanctionnent véritablement. Entretien.

RFI : Le président des États-Unis Joe Biden vient de retirer quatre pays africains de l'Agoa : la Centrafrique, le Gabon, le Niger et l'Ouganda. Est-ce que ces pays profitaient vraiment de l'Agoa ? Ou est-ce que cette sanction est surtout symbolique ?

Joy Basu : Les conséquences sont bien réelles. Car, pour ces pays, c'est une grande opportunité de bénéficier de l'Agoa et certains d'entre eux en ont profité de manière significative. Mais la symbolique est aussi très importante, pour les valeurs de l'Agoa, qui est à la fois un programme de développement économique, mais dont l'aspect droits de l'homme et droits politiques, est très contraignant.

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