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Euro de hand: les Bleus, vainqueurs de la Hongrie, invaincus avant leur demi-finale

La joie des Français vainqueurs de la Hongrie à l'Euro de handball, le 24 janvier 2024 à Cologne (INA FASSBENDER)
La joie des Français vainqueurs de la Hongrie à l'Euro de handball, le 24 janvier 2024 à Cologne (INA FASSBENDER)

Sereins sur les rives du Rhin, les handballeurs français ont bouclé le tour principal de l'Euro invaincus en surclassant la Hongrie (35-32) mercredi à Cologne, deux jours avant leur demi-finale contre la Suède, tenante du titre.

"C'est toujours compliqué avec ces matches ne servant à rien, quand on est sûrs d'être premiers du groupe", reconnaît le revenant Valentin Porte, resté deux rencontres en tribunes en raison d'une contusion à un genou.

"Quand on met ce maillot, il faut le respecter et tout donner. On a l'objectif d'être champions d'Europe et pourquoi pas en étant invaincus, c'est un autre objectif."

A la poursuite d'un quatrième sacre européen, dix ans après le dernier, les Bleus ont dominé ce match dénué d'enjeu pour eux sans Nikola Karabatic, préservé en vue du dernier carré, et en économisant d'autres cadres.

En plus de leur illustre N.13, les champions olympiques ont laissé au repos leur gardien Samir Bellahcene. Installé depuis deux matches dans le survêtement de N.1, il a pris place mercredi dans les gradins aux côtés de l'ailier droit Benoît Kounkoud.

Cela a permis de relancer pendant 30 minutes Rémi Desbonnet, déclassé au fil du tournoi. Un peu lâché par sa défense (5 arrêts, 22%) dans ce match qui a parfois tourné au “hourra handball”, le portier du MHB a pu s'illustrer dans son registre, auteur de plusieurs passes longues en jeu rapide pour son ailier droit Yanis Lenne, servant Fabregas (12-9, 14e) ou marquant lui-même (18-13, 23e).

- "Tout le monde dans un bon tempo" -

Des joueurs comme le pivot Nicolas Tournat (4 buts) ou l'arrière gauche Timothey N'Guessan (1), les moins sollicités dans le champ depuis le début du tournoi avec respectivement 42 minutes et 30 minutes au compteur, ont pu se montrer à six mois des JO de Paris-2024 où le groupe sera encore resserré de 19 à 15 joueurs.

"Tout le monde est dans un bon tempo, retient le sélectionneur Guillaume Gille. C'est plutôt très bon signe de pouvoir bénéficier de l'ensemble de son groupe, de les sentir avec des jambes, avec du jus et avec de la faim pour aborder ce qui ce qui va véritablement donner la coloration de cette aventure."

Mêmes épargnés, les habituels leaders Nedim Remili (7 buts), Dika Mem (6) et Ludovic Fabregas (3) ont pesé.

L'horizon affiche donc un grand bleu pour les hommes de Guillaume Gille: ils ont pu répartir les temps de jeu sans rompre leur dynamique avant le choc aux airs de classique contre la Suède vendredi (17h45).

Car il s'agit de la  troisième demi-finale de suite face aux "Blagult" (Bleu et Jaunes) qui avaient privé les Bleus de finale de l'Euro deux ans plus tôt, avant la revanche française l'année passée au Mondial.

Et même du quatrième affrontement à ce stade en trois ans, puisque la bande de Jim Gottfridsson avait stoppé les hommes de Guillaume Gille aux portes de la finale et des pyramides lors du Mondial-2021 égyptien.

"La Suède devient un peu notre rivale en demi-finale, résume Nedim Remili. C'est une équipe contre laquelle on aime bien se chamailler. Ce sont toujours des matches un peu intenses, tactiques aussi. Ils sont à deux-un, en bilan Ils ont deux demi-finales gagnées mais on a la dernière."

clv/chc