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Euro de hand: les Bleus ont la notice des demies face à la Suède

La star de l'équipe de France de handball Nikola Karabatic avant le match contre l'Islande à l'Euro, le 20 janvier 2024 à Cologne (INA FASSBENDER)
La star de l'équipe de France de handball Nikola Karabatic avant le match contre l'Islande à l'Euro, le 20 janvier 2024 à Cologne (INA FASSBENDER)

Longtemps, la Suède a fait souffrir les Bleus mais après deux demi-finales perdues au Mondial-2021 puis l'Euro-2022, la bande de Nikola Karabatic a trouvé l'an passé la notice pour battre les champions d'Europe et compte la réutiliser en demie de l'Euro vendredi (17h45).

"Ils vont l'avoir mauvaise de l'an dernier", devine Valentin Porte. "Pour eux, il y aura un esprit de revanche", imagine Dika Mem. Une allusion au grand froid tombé sur Stockholm il y a un an, quand lui et les siens avaient éliminé les Suédois chez eux, aux portes de la finale.

"Le fait de les jouer autant, ça ajoute forcément une rivalité", décrit le demi-centre Kentin Mahé avant cette troisième demi-finale de suite dans un grand tournoi. "Quand tu perds deux demies d'affilée contre eux, ça fait mal."

D'où l'euphorie de l'an passé quand ils ont dominé les Blagult (les Bleu et Jaune) (31-26) dans leur Mondial. "C'était une très grande satisfaction d'abord parce qu'on avait beaucoup de difficultés à passer ce stade de la compétition ces dernières années et d'autant plus parce que c'était la Suède", se souvient le pivot Ludovic Fabregas. "C'était vraiment beaucoup d'émotion, peut-être trop, et c'est peut-être ce qui nous avait fait défaut deux jours plus tard en finale face au Danemark."

Surclassés par les Danois (34-29), les hommes de Guillaume Gille n'ont plus ajouté de titre à la longue liste bleue depuis les JO de Tokyo.

- La palissade Palicka -

"Franchement, on en a marre d'être deuxièmes, troisièmes ou encore quatrièmes", lâche leur leader Nedim Remili. "La médaille en chocolat, c'est la pire. On y va pour gagner."

A la poursuite d'un janvier doré, marqué par un quatrième sacre européen, dix ans après le dernier, les Bleus demeurent la seule équipe invaincue du tournoi et tiennent sur la Suède un "ascendant psychologique", qu'ils souhaitent "faire perdurer", dixit Mahé.

"Ils ont deux demi-finales gagnées mais on a la dernière en date. Apparemment, c'est parce qu'il manquait leur meilleur joueur. On verra vendredi", a déjà dit Remili, commençant à monter en température.

Une référence à l'absence à cause d'une blessure l'an passé du maestro suédois Jim Gottfridsson, victime d'une luxation d'un doigt.

Le demi-centre avait matraqué les cages françaises en 2022 avec neuf buts et six passes pour emmener les siens finale, remportée d'un but contre l'Espagne.

"Il a un très bon jeu de passes, décrit son homologue Kentin Mahé. Toutes ces passes à ses arrières gauches et droits si on arrive à en gratter une ou deux, ça peut provoquer quelques doutes chez lui."

Les Suédois en ont peu. Face aux champions du monde danois lors du tour principal, les Blagult ne se sont inclinés que d'un but dans une fin de rencontre confuse (28-27).

Avec le gardien du PSG Andreas Palicka, ils disposent d'une référence mondiale dans les cages. Ce dernier affiche le deuxième meilleur ratio d'arrêts dans le tournoi (37%), derrière le Danois Emil Nielsen.

"C'est le meilleur gardien au monde, assure Nikola Karabatic, son coéquipier depuis deux saisons au PSG. Donc on sait que ça va être très dur et qu'il va falloir être efficace. C'est l'une des clefs."

Et comme l'imaginaient les Bleus, Andreas Palicka demeure marqué par l'élimination de Stockholm. "Ça fait toujours mal, reconnaît-il. On les avait battus deux fois auparavant et ils ont fait leurs devoirs. C'était le meilleur match de la France depuis quelques années."

"Quand on perd une demi-finale à domicile, c’est douloureux, insiste-t-il. Dans mon cas, ce genre de souvenirs m'accompagnera pour le reste de ma vie."

clv/fbx