Emmanuel Macron se rend à Annecy auprès des victimes de l'attaque au couteau

Le président Emmanuel Macron se rend ce vendredi auprès des victimes de l'attaque au couteau d'Annecy qui a touché six personnes, dont quatre enfants en bas âge, agressées par un réfugié syrien, a indiqué l'Élysée.

"À la suite de l'attaque survenue hier, le président de la République et son épouse se rendent aujourd'hui aux côtés des victimes et de leurs familles ainsi que de l'ensemble des personnes qui à Annecy ont contribué à leur apporter aide et soutien", a affirmé l'Élysée.

Jeudi après l'attaque, le président de la République a dénoncé une "attaque d'une lâcheté absolue". "La Nation est sous le choc", avait-il écrit sur son compte Twitter.

L'auteur n'était pas sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants

Un réfugié syrien armé d'un couteau a blessé jeudi matin six personnes, dont quatre très jeunes enfants dans un parc à Annecy.

L'agresseur, "un réfugié politique qui serait sans domicile fixe, arrivé à Annecy à l'automne 2022" n'était "ni sous l'emprise de stupéfiant ni sous l'emprise d'alcool", a déclaré la procureure d'Annecy Line Bonnet-Mathis au cours d'un point de presse.

Les motivations de l'agresseur, qui a passé la nuit en garde à vue et peut le rester jusqu'à 48 heures, restent obscures à ce stade, "sans mobile terroriste apparent", selon le parquet. Un examen psychiatrique est prévu ce vendredi matin, a précisé jeudi soir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Des enfants âgés de 24 à 36 mois

Parmi les blessés, on compte 4 enfants âgés de 24 à 36 mois dont un de nationalité britannique et un autre néerlandais. Ils ont été transférés à Genève et à Grenoble après des premiers soins sur place. "Leur état de santé est extrêmement fragile, ils sont toujours en urgence absolue", a indiqué la procureure.

Les deux autres blessés sont un homme de 70 ans et un homme de 78 ans, ce dernier étant hospitalisé à Annecy.

L'attaque a suscité une avalanche de réactions dans le monde politique, des élus de droite et d'extrême droite mettant en avant l'origine et le statut de l'agresseur.

Article original publié sur BFMTV.com