La droite façon puzzle

Éric Ciotti, le président des Républicains, devant le siège du parti, le 11 juin 2024.  - Credit:Jacques Witt/Sipa
Éric Ciotti, le président des Républicains, devant le siège du parti, le 11 juin 2024. - Credit:Jacques Witt/Sipa

L'onde de choc politique provoquée par la dissolution de l'Assemblée nationale, dimanche dernier par Emmanuel Macron, n'en finit plus de fracturer le bloc de droite. En dépit de son exclusion par son propre parti, le président des Républicains Éric Ciotti refuse de rendre les clés du 238, rue de Vaugirard (Paris). Il s'est installé à son bureau ce jeudi matin et a déclaré avoir saisi la justice pour contester son éviction, qu'il juge illégale.

L'élu des Alpes-Maritimes persiste et signe dans sa stratégie d'alliance avec le Rassemblement national. Une ligne politique rejetée par la majorité des ténors de son camp. L'hypothèse d'un pacte avec le parti à la flamme a également eu raison du couple Zemmour-Maréchal. La tête de liste de Reconquête ! aux européennes appelle à l'union des droites aux prochaines législatives. Éric Zemmour a décidé de l'exclure de son parti.

► ANTIMACRONISME. Une chose est plus certaine dans le flou qui entoure les prochaines législatives : le parti de Marine Le Pen pourra compter sur l'appui de la nébuleuse antifrançaise autour de la Russie et de la Turquie. « Voir le président de la République en difficulté dans son propre pays est de nature à réjouir tout type de régime illibéral qui a eu maille à partir avec lui depuis son accession à l'Élysée en 2017 », écrit Christian Macharian, dans une chronique. Le consortium des États autoritaires, qui a mis Emmanuel Macron en ligne de mire, est à l'affût. Voter Le Pen, c'est donc voter Pouti [...] Lire la suite