La dissolution du mouvement d’ultragauche Défense collective suspendue par la justice

Darmanin en PLS - Le Conseil d’Etat estime que le ministre de l’Intérieur n’a pas apporté de preuves suffisantes de risques à l’ordre public

C’est un nouveau revers pour Gérald Darmanin. Habitué de la dissolution des groupes militants, le ministre de l’Intérieur a vu le Conseil d’Etat suspendre la dissolution du groupe d’ultragauche Défense collective. En avril, Gérald Darmanin avait annoncé avoir « identifié un mouvement nommé Defco qui appelle au soulèvement » et « lancé sa dissolution ». Basé à Rennes, ce collectif avait été fondé en 2016 au moment de la contestation contre la loi El Khomri ou loi Travail. La capitale bretonne avait alors été le théâtre d’importantes mobilisations émaillées à chaque fois de heurts et de dégradations.

La Défense collective ou Defco se présente comme « un groupe entièrement ouvert et public, autonome des organisations politiques, indépendant des commissions et des assemblées », et qui assume « des discours critiques sur la police et la justice ».

Des doutes sérieux sur la légalité

Mercredi, le Conseil d’État a suspendu en référé la dissolution, estimant que le ministre de l’Intérieur n’avait pas apporté de preuves suffisantes de risques à l’ordre public. Les juges disent leur « doute sérieux quant à la légalité » de ce décret de dissolution, qui ne démontre pas en quoi Defco provoquerait ou participerait « à des manifestations armées ou à des agiss(...) Lire la suite sur 20minutes

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