Couche d’ozone : un gaz nocif en déclin dans l’air plus tôt que prévu

Le Protocole de Montréal a déjà permis d'éliminer la production des chlorofluorocarbures (CFC).  - Credit:Jean-Marc LOOS / MAXPPP / PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP
Le Protocole de Montréal a déjà permis d'éliminer la production des chlorofluorocarbures (CFC). - Credit:Jean-Marc LOOS / MAXPPP / PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Les concentrations d'une famille de gaz nocifs dans l'atmosphère, les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), ont commencé à décliner plus vite que prévu, révèle une étude publiée ce mardi 11 juin. « C'est un succès et cela rend optimiste sur le fait que les traités en faveur du climat et de l'environnement peuvent marcher », a salué auprès de l'AFP Luke Western, de l'Université de Bristol, auteur principal de l'étude publiée dans la revue Nature Climate Change.

Le Protocole de Montréal, signé en 1987, est un engagement international à éliminer graduellement les substances appauvrissant la couche d'ozone utilisées pour la réfrigération, la climatisation, le gonflement de la mousse ou encore dans les aérosols. Cela a permis d'éliminer la production des chlorofluorocarbures (CFC), mais les HCFC ont été développés pour les remplacer, or ce sont de puissants gaz à effet de serre néfastes pour l'ozone qui nous protège des rayons UV. Leur production et leur usage est encore en voie d'élimination.

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L'équipe internationale qui publie l'étude mardi a toutefois démontré que le niveau de chlore destructeur de la couche d'ozone issu des HCFC a déjà atteint son pic en 2021, cinq ans plus tôt que prévu. Les chercheurs se sont appuyés sur des mesures d'un réseau de stations de mesure spécialisées nommé AGAGE ainsi que de données de l'agence météorologique américaine NOAA. « En mettant en place des contrôles str [...] Lire la suite