Un concert de Taylor Swift, la plus grosse soirée pyjama de la planète

Sidérante d'énergie, la chanteuse multiplie les costumes, passe de la guitare au piano aux chorégraphies pop sans verser la moindre goutte de sueur. | Anaïs Bordages
Sidérante d'énergie, la chanteuse multiplie les costumes, passe de la guitare au piano aux chorégraphies pop sans verser la moindre goutte de sueur. | Anaïs Bordages

Il y a quelques semaines, je suis allée encourager un ami au point d'arrivée du marathon de Paris. L'avenue Foch ressemblait à un champ de bataille. Assis ou allongés sur le trottoir, les coureurs aux joues creusées semblaient avoir vu la mort en face, leur regard vide, leurs corps meurtris par l'effort. Je me suis demandé qui s'infligerait volontairement une telle épreuve physique. Jusqu'au jour où, en tant que grande fan de Taylor Swift, j'ai décidé d'assister à The Eras Tour. Et laissez-moi vous dire qu'à côté des Swifties, les marathoniens sont des petits joueurs.

Du jeudi 9 au dimanche 12 mai 2024, la chanteuse américaine la plus médiatisée du moment avait posé son jet privé à Paris, démarrant la partie européenne d'une tournée monumentale, qui bat tous les records depuis un an. Pendant quatre nuits, la Paris La Défense Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine) a ainsi accueilli 45.000 spectateurs par soir, pour un show monstrueux revisitant les dix-sept ans de carrière de cette talentueuse autrice-compositrice.

Trois heures et quart de spectacle, cinq en incluant la première partie; autrement dit, une performance athlétique sans commune mesure. Un dépassement de soi quasi mystique. Une épreuve d'endurance d'une rare intensité, à la limite de ce que le corps humain peut tolérer. Non, je ne parle pas de Taylor Swift. Je parle du public et en particulier celui qui, comme moi, a assisté au spectacle en fosse.

Être Swiftie, c'est pas pour les faibles

Vous savez, être Swiftie, ce n'est pas un train de vie donné à tout le monde.…

Lire la suite sur Slate.fr