« Le centre doit s’unir » : en Espagne, l’arrivée des Insoumis au pouvoir en France désormais redoutée

Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, en avril 2024, lors d'un sommet européen.  - Credit:Olivier Hoslet/AP/Sipa
Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, en avril 2024, lors d'un sommet européen. - Credit:Olivier Hoslet/AP/Sipa

La France a choisi le même chemin que l'Espagne il y a un an : le rejet de l'ultradroite et un pari décidé, quoiqu'encore indécis au vu de la majorité relative, vers la gauche sociale. Le chef du gouvernement socialiste espagnol, Pedro Sanchez, a immédiatement réagi aux scores surprises du Nouveau Front populaire (NPF) et à la déroute du Rassemblement national (RN).

À l'issue des législatives espagnoles de juillet 2023, alors que la droite et l'extrême droite étaient données largement favorites, le leader socialiste avait su les contrer grâce à une alliance avec les indépendantistes basques et catalans. « On ne gouverne ni ne pactise avec l'extrême droite », a insisté, visiblement satisfait, Pedro Sanchez. « Les fascistes sont restés avec le miel aux lèvres », a ironisé son bouillant ministre des Transports, Oscar Puente.

La droite espagnole salue la tempérance des électeurs français

De son côté, le leader de la droite classique, Alberto Nuñez Feijoo, a salué la victoire de la tempérance. « C'est toujours par la modération que l'Europe s'est construite et la France est une de ses locomotives. » Et de demander : « Le centre doit s'unir. » Une référence au souhait que La France insoumise, équivalent en Espagne de Podemos, ne soit pas présente dans le prochain gouvernement.

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