Brutal, passionné, humain… quel manager était Bernard Tapie à l'honneur sur Netflix ?

Brutal pour certains, attentionné pour d’autres, impressionnant ou accessible, sûr de lui mais capable de se remettre en question… Aussi admirée que critiquée, la personnalité controversée de Bernard Tapie a fasciné des générations entières. En 78 ans d’existence, il a presque tout fait : chanteur, vendeur de télés, repreneur de canards boiteux, animateur, député, ministre, acteur, patron d’équipe cycliste, puis de club de foot… sans oublier la case prison : huit mois ferme, en 1997, pour l’affaire du match truqué OM-VA. La série Netflix "Tapie", qui sort le 13 septembre prochain, reprend en sept épisodes l’histoire de ce titi parisien hissé au sommet par la seule force de l’audace… et d’une légère absence de scrupules.

À sa mort en 2021, quand la France rendait hommage à "Nanard", d’anciens salariés faisaient état de méthodes de management bien particulières. En 2011, un sondage d’Opinion Way le plaçait pourtant dans le top 5 des managers, derrière Steve Jobs, Carlos Ghosn, Bill Gates et Michel-Édouard Leclerc. "Je suis toujours un bon manager", avait-il réagi pour le Figaro avant d’en donner une définition, faussement modeste : "donner envie à ses collaborateurs d’offrir le meilleur d’eux-mêmes, de se dépasser. La priorité n'est pas de se faire aimer mais de les pousser à découvrir toutes leurs capacités."

La définition manque certes d’originalité, mais les exemples sont concrets : "Mon ancienne assistante est devenue l'assistante de François Pinault et pas l'assistante d'un (...)

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