Dans les banques suisses, le télétravail gagne du terrain

Alors que, partout dans le monde, les patrons poussent pour faire revenir leurs employés au bureau, les banquiers suisses demandent un peu plus de flexibilité. Dans ces établissements qui font la fierté du pays, “le tabou du télétravail semble être tombé, en tout cas sur le papier”, écrit le quotidien genevois Le Temps.

Chez UBS, “plus de 95 % du personnel est en mesure, techniquement, de travailler depuis chez lui”, déclare au journal suisse Jean-Raphaël Fontannaz, responsable de la communication pour la Suisse romande dans ladite banque. “Dans la banque en Suisse, il est aujourd’hui possible d’effectuer jusqu’à 80 % de son travail en home office”, ajoute-t-il. En 2019, ce chiffre atteignait seulement 20 %.

Certains postes, notamment au guichet, c’est-à-dire en contact physique avec la clientèle, ne sont évidemment pas compatibles avec le travail à distance. Dans les services où le télétravail est possible, l’accord d’un supérieur hiérarchique est obligatoire.

En revanche, il est toujours compliqué d’être en télétravail depuis l’étranger. Sécurité et confidentialité obligent. Olivier Schott, responsable de la représentation romande de la Banque Alternative Suisse, justifie cette position :

“Il n’est pas possible de travailler à distance depuis l’étranger. Nous sommes équipés d’une nouvelle technologie, depuis le début de cette année, qui a sérieusement renforcé la sécurité du télétravail et cela uniquement en Suisse.”

Un changement d’attitude bien reçu par les premiers intéressés, en effet, l’Association suisse des employés de banque (ASEB), un organisme représentant les employés du secteur bancaire suisse, “se montre favorable” à un développement du télétravail.

Les conventions collectives ont même été modifiées en ce sens et stipulent désormais que “la banque offre une possibilité de travail mobile et flexible, dans la mesure où cela est compatible avec la situation de l’entreprise et l’activité. Les conditions du travail mobile et flexible sont définies par un règlement ou une convention.”

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