Balances à impédancemétrie : ce qu'il faut savoir sur ces outils qui mesurent la composition corporelle

Depuis quelques années, elles sont venues compléter la gamme des pèse-personnes mécaniques et électroniques. En plus du poids, ces balances mesurent la proportion de masse musculaire (riche en eau) et de masse grasse, voire pour les plus sophistiquées, de graisse viscérale, la plus dangereuse pour la santé car elle enrobe des organes comme le cœur ou le foie.

L’impédancemétrie, c’est la mesure de la résistance du corps humain à la diffusion d’un courant électrique. La technique a d’abord été développée dans les années 1980 par une société japonaise (Tanita), pour les services hospitaliers de nutrition. Mais peu à peu, les appareils ont investi les cabinets des nutritionnistes, des kinés, certaines pharmacies et salles de sport et pour finir nos salles de bain.

Le principe. Le plateau de la balance, ainsi que ses poignées quand il y en a (pour les modèles les plus sophistiqués), sont équipés d’électrodes qui envoient un courant électrique de très faible intensité (on ne sent rien !) à travers les pieds, voire les mains. Le courant traverse rapidement les zones musculaires, riches en eau, mais rencontre sa plus grande résistance lorsqu’il atteint les zones grasses : c’est cette résistance, appelée impédance, qui est mesurée. A partir des données recueillies, l’appareil calcule la composition corporelle : graisse et eau en pourcentage, muscles et os en kilos. Il indique aussi les valeurs attendues en fonction du sexe et de l’âge, ce qui permet de vérifier qu’on est "dans les clous" (...)

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