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Au Sommet de la Ligue arabe, le Premier ministre du Liban tente d’obtenir des aides financières

Le président sortant du Conseil des ministres libanais, Najib Mikati, a tenté dans les coulisses du sommet de Djedda d’obtenir un soutien sonnant et trébuchant de ses pairs alors que son pays, qui héberge 1,5 million de réfugiés syriens, est plongé dans une crise abyssale. Mais la tâche est devenue quasiment impossible depuis que l’Arabie saoudite, longtemps banquière des fins de mois du Liban, a renoué, sous médiation chinoise, avec l’Iran dont le bras politico-militaire au Liban – le Hezbollah – paralyse les institutions depuis des années.

80 % de la population vit dans la pauvreté

Depuis des mois, le chef du gouvernement démissionnaire, un milliardaire de 67 ans, qui a déjà occupé deux fois cette fonction, n’expédie plus que les affaires courantes, remisant au placard les réformes réclamées par les Occidentaux et le FMI dans l’attente d’un consensus entre chrétiens et chiites au Parlement sur le nom d’un futur président pour succéder à Michel Aoun, dont le mandat a expiré le 1er novembre dernier.

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Il y a pourtant urgence. La livre libanaise connaît une dépréciation de 98 % et plus de 80 % des Libanais vivent désormais dans la pauvreté. La moitié de l’économie tournerait même sur une économie « dollarisée » en liquide, selon une étude de la Banque mondiale parue cette semaine. D’où les nombreuses rencontres bilatérales menées à Djedda par Mikati, notamment avec les dirigeants égypti...


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