Amy Pope, l’Américaine qui veut prendre la tête de l’Organisation internationale pour les migrations

L’appui est « ferme », selon ses mots, et les qualificatifs laudateurs. « Amy Pope est une dirigeante novatrice et stratégique, aux qualifications irréprochables », s’est enflammé mardi le président américain dans un communiqué destiné à soutenir sa compatriote, directrice générale adjointe de l’Organisation internationale pour les migrations, pour le poste de directrice générale, avant le vote prévu demain à Genève (Suisse).

3 milliards de dollars de budget

Joe Biden souhaite que sa favorite succède au ­Portugais António Vitorino, qui brigue un deuxième mandat à la tête de cette agence de l’ONU. L’enjeu n’est pas des moindres : l’institution, fondée en 1951 pour venir en aide aux migrants avec un budget annuel de 3 milliards de dollars, compte 175 États membres. Les Européens et les États-Unis en sont les principaux contributeurs. D’où l’appui apporté « à l’unanimité » par les Vingt-Sept à l’ancien vice-Premier ministre du ­Portugal, selon les déclarations vendredi de Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’UE.

En 2018, c’est lui qui avait raflé la mise face à un ­Américain, devenant le ­deuxième Européen à obtenir le poste. En choisissant de lui opposer Amy Pope, docteure en droit, ancienne conseillère à la Maison-Blanche chargée du dossier migratoire, Joe Biden a opté également pour la promotion d’une femme. Si elle l’emporte, elle sera la première à diriger cette organisation, en première ligne des défis ­globaux.


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