Ajaccio-OM : Riolo dénonce le silence des dirigeants marseillais sur les violences des supporters phocéens

La rencontre entre Ajaccio et l'OM (1-0), comptant pour la dernière journée de Ligue 1, a été le théâtre de nombreux incidents avant et après le match. Outre l'agression de la famille du petit Kenzo, qui a suscité de nombreuses réactions, une centaine de supporters marseillais ont semé la terreur dans une station service à proximité du stade et ont notamment frappé un journaliste de France Télévisions après l'avoir menacé car il les filmait.

Dans l'After Foot ce lundi sur RMC, Daniel Riolo a dénoncé le silence des dirigeants et politiques marseillais concernant ces violences. "Longoria est formidable mais il n'a pas réagi à ce qu'il s'est passé avec Ajaccio. Il n'y a pas eu de condamnation de ce qu'on fait les supporters dans la station service. L'affaire de Kenzo est tellement abominable, mais dans l'échelle des 'débiles mentaux', pour reprendre l'expression de Longoria, il doit également nous dire quels genres de débiles fait un voyage sans billet pour rentrer de force avec des barres de fer. Il n'y a pas de camp dans la débilité: les Ajacciens, les Marseillais qui voyagent sans billet, ce qui rentrent dans le parcage pour tout faire exploser, ce qui carnagent une station-service et s'en prennent à un journaliste... C'est de la débilité mentale."

"À Marseille, c'est 100% de la démagogie et du clientélisme"

Pour Daniel Riolo, les agissements des supporters marseillais ne doivent pas être négligés par rapport à ce qu'il s'est passé avec la famille de Kenzo. "En-dessous, il y en a d'autres. Et ça, pas un responsable politique à Marseille, ni le président de l'OM n'ont réagi à ce sujet, poursuit-il. C'est scandaleux. Ajaccio a tout condamné, à Bordeaux aussi. Et pourquoi ? À Marseille, c'est 100% de la démagogie et du clientélisme."

La situation avait été également tendue avant le coup d'envoi du match. Comme rapporté par RMC Sport, plusieurs témoins ont affirmé avoir entendu une dizaine d'ultras corses tenir des propos racistes. La tension est montée d'un cran lors de l'arrivée des supporters marseillais au stade François-Coty, avec des tirs de gaz lacrymogène, des cris de singe et des jets de projectiles en tout genre.

Article original publié sur RMC Sport