Émeutes : selon Florence Portelli, "le logement social, ça se mérite"

La récente directive du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, appelant à l'expulsion systématique des délinquants des logements sociaux, a relancé les débats dans l’opinion publique. Sur le terrain, la chose n'est pas aussi manichéenne. Les élus locaux tentent de trouver l'équilibre entre la sanction des actes délictueux et la préservation des droits des locataires. Une mission que Florence Portelli, la maire de Taverny, dans le Val-d’Oise, prend très au sérieux. Interrogée par Le Parisien ce mercredi 13 septembre, l’élue LR partage sa vision des choses.

Au sujet de l’injonction du ministre de l’Intérieur, Florence Portelli est cinglante. “Publier des beaux communiqués de presse, c'est faire coucou à l'extrême droite, tacle-t-elle. Mais ce qu'il prône existe déjà, et c'est un travail beaucoup plus fin qui demande autre chose que de la com ! Le préfet ne décide de rien, il peut tout au mieux faciliter. Mais si le dossier n'est pas solide, ça ne passe pas.” Alors, comment fait-elle concrètement à Taverny ?

D’abord, l’édile insiste : la réhabilitation des quartiers est une priorité essentielle. “Les deux problèmes en France, c'est le logement et l'éducation. Un jeune qui fout le bordel, ce sont des voisins qui ne dorment plus, qui n'en peuvent plus et qui doivent aller bosser à bout.” Pour la maire de Taverny, il s’agit de faire la différence entre les familles qui ont besoin d'aide pour gérer leurs enfants en difficulté et celles qui ne tiennent pas compte des conséquences de (...)

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