Élections législatives : « Le progressisme à la croisée des chemins »

Emmanuel Macron lors de son passage au bureau de vote pour les européennes, le 9 juin dernier, au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais).  - Credit:Stephane Lemouton -Pool/Sipa
Emmanuel Macron lors de son passage au bureau de vote pour les européennes, le 9 juin dernier, au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais). - Credit:Stephane Lemouton -Pool/Sipa

« Qu'est-ce que le progressisme  ? » La question se pose particulièrement, dans un contexte français, depuis le début de la séquence électorale qui s'est ouverte le 9 juin, car la notion est revendiquée aussi bien par le bloc « de gauche » que par le bloc « central » qui se réunit autour du camp présidentiel.

Mais la question se pose en fait depuis plusieurs décennies : à des rythmes certes différents selon les divers contextes nationaux, mais, sous l'effet d'une tendance lourde et généralisée, les partis sociaux-démocrates européens, qui incarnaient traditionnellement le « progressisme », se sont affaiblis électoralement, qu'ils semblent irrémédiablement éloignés du pouvoir ou qu'ils l'occupent encore grâce à des coalitions parlementaires.

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En France particulièrement, le Parti socialiste semble condamné à n'être qu'un élément parmi d'autres au sein d'un bloc réuni autour de valeurs de gauche, et à jouer ses cartes en fonction de la conjoncture pour conserver ses groupes d'élus aux différents niveaux de la représentation politique.

Le progrès est aussi un ensemble de microchoix du quotidien

Prenons du recul et tentons une définition, nécessairement imparfaite, du progressisme : le fait de croire et de constituer comme priorité de l'action sociale au sens large (celles de l'État et des collectivités, mais aussi des associations et des entreprises) que toutes les personnes, ou du moins le pl [...] Lire la suite