"Split" sur Netflix: pourquoi certains demandent la suppression du film

Louise Wessbecher
Split

CINÉMA - “Orange mécanique”, “Shutter Island” ou “Homeland”... Les troubles psychiques inspirent depuis toujours les réalisateurs de films ou de séries. Souvent ces représentations à l’écran sont très éloignées de la réalité et contribuent à véhiculer des clichés autour de la santé mentale. C’est notamment le cas du film “Split” qui (re)fait aujourd’hui polémique.

Le hashtag #GetSplitOffNetflix a émergé ce mercredi 24 juin dans plusieurs pays européens parmi lesquels la France, où le film de M. Night Shyamalan est disponible sur la plateforme de streaming Netflix. Déjà pointé du doigt à sa sortie en 2017, le thriller met en scène le personnage de Kevin (James McAvoy) dans lequel cohabitent 24 personnalités plus ou moins effrayantes et violentes.

“Elles vont de l’enfant zozotant de neuf ans à la vieille dame revêche, en passant par une créature ultra violente, ‘The Beast’”, décrit le psychiatre Jean-Victor Blanc, dans son livre Pop et psy où il analyse la représentation des troubles psychiques dans la pop culture.

#GetSplitOffNetflix

Si le ressort scénaristique est évidemment captivant, la représentation horrifique du trouble de la personnalité multiple (ou trouble dissociatif de l’identité, TDI) dont souffre le héros aurait des conséquences désastreuses pour les patients comme pour les professionnels de la santé mentale. 

“Comme dans ‘Psycho’, ce film laisse à penser que les gens atteints de trouble dissociatif de l’identité sont plus violents, ou qu’ils peuvent blesser les autres. De ce fait, ceux qui souffrent de ce trouble, comme pour d’autres maladies psychiques, sont plus susceptibles d’être victimisés”, indique la pétition lancée le 22 juin par une association américaine qui demande le retrait du film de la plateforme, ou “au moins un avertissement expliquant qu’il n’est pas représentatif de ce qu’est le trouble de la personnalité multiple”.

Sous le hashtag #GetSplitOffNetflix sur Twitter, des internautes du monde entier partagent leurs ressentiments. “Oui c’est...

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