Le spectre de la Russie rattrape le ministre de la Justice de Trump

Libération.fr
Le spectre de la Russie rattrape le ministre de la Justice de Trump

Accusé d’avoir menti sous serment sur ses contacts avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, est dans la tourmente. Les démocrates réclament sa démission.

Jeff Sessions subira-t-il le même sort que Michael Flynn ? Le mois dernier, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump avait été poussé à la démission pour avoir menti sur le contenu de ses échanges téléphoniques avec l’ambassadeur russe à Washington. Pilier de l’équipe Trump, le ministre de la Justice est quant à lui accusé d’avoir menti lors de son audition au Sénat. Ces dernières révélations relancent une fois plus la polémique sur l’ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle de novembre.

Que reproche-t-on à Jeff Sessions ?

Au cœur de cette affaire, il y a ce dialogue, le 10 janvier au Sénat, lors de l’audition de confirmation de Jeff Sessions au poste de ministre de la Justice. Le sénateur démocrate Al Franken l’interroge : «S’il y a des preuves que quelqu’un affilié à la campagne Trump a communiqué avec le gouvernement russe au cours de la campagne, que feriez-vous?». Réponse de Jeff Sessions : «Sénateur Franken, je ne suis au courant d’aucune de ces activités. J’ai été appelé une fois ou deux à prendre part à cette campagne et je n’ai pas eu de communications avec les Russes».

Mercredi soir, le Washington Post a pourtant révélé que Jeff Sessions, alors sénateur de l’Alabama, avait rencontré à deux reprises l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kislyak, en juillet puis en septembre. Côté démocrate, beaucoup accusent Jeff Sessions d’avoir sciemment menti sous serment lors de son audition, ce qui constituerait un acte de parjure. Juridiquement, le mensonge intentionnel sera toutefois très difficile à prouver. Ironie de l’histoire : en 1999, Jeff Sessions avait qualifié le parjure de «crime grave» et voté pour la destitution de Bill Clinton, qui en était accusé.

Avait-il le droit de rencontrer un ambassadeur étranger ?

Absolument. La (...)

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