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Le spatial russe en perte de vitesse

Un vaisseau spatial russe Soyouz, avec à son bord la première cosmonaute biélorusse de l'histoire, Marina Vassilevskaïa, a décollé samedi 23 mars avec succès vers l'ISS, la station spatiale internationale, depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Le vol avait été décalé de quelques jours alors que la fusée se trouvait déjà sur le pas de tir. Ce report représente un nouveau revers pour le secteur spatial Russe qui est à la peine depuis des années en raison notamment d'un manque de financement.

La raison du report dans le décollage de ce vaisseau Soyouz est officiellement liée à une « chute de tension de la source de courant chimique ». Trois autres véhicules arrimés au segment russe de l'ISS ont subi des avaries ces derniers mois : des fuites de liquide de refroidissement qui ont créé de très légères chutes de pression du complexe orbital. En août dernier, la première sonde russe envoyée vers la Lune s'est, elle, écrasée sur le sol lunaire.

C'est surtout un manque de financement qui handicape le programme spatial russe qui a été longtemps porté par la formation, l’expertise et la technologie soviétique, aujourd'hui vieillissante. Manque d'innovation mais aussi un isolement de la Russie sur la scène internationale depuis l’invasion de l'Ukraine qui font du programme spatial Russe une victime collatérale des sanctions économiques occidentales.

Ces revers n'ont pas réduit les ambitions de la Russie, qui a annoncé vouloir mettre un terme sa participation à l'ISS après 2024 pour se concentrer sur la construction de sa propre station spatiale.


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