Le spatial entre cyberattaques et débris destructeurs

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La militarisation de l’espace inquiète. Mais l’interdépendance des nations en orbite, pourrait conduire à une "autodissuasion" des attaques destructrices, vu le chaos qu’elles sèmeraient. Non une "guerre des étoiles" mais une guerre du numérique avec brouillage, captation d’informations....

Au cas où vous n’auriez pas senti l’accélération, les chiffres sont là pour la démontrer. "J’ai compté les satellites", dit la géographe Isabelle Sourbès-Verger, directrice de recherches au CNRS. "Environ 9000 de 1957 à 2019. Et 2500 en 2020-2021". Aujourd’hui, presque 9 fois plus par an que jadis… Sans oublier . Cette multiplication actuelle des tirs de fusée et mise de satellites en orbite coïncide avec le déploiement des télécommunications, la connectivité tous azimuts, outre la volonté depuis des lustres d’observation de la terre (engins espions comme scientifiques). Des engins devenus indispensables à notre vie quotidienne, sans qu’on s’en rende toujours bien compte, et dont il faut assurer la sécurité.

L'évolution climatique, la connectivité et la sécurité : les 3 défis principaux

Avec le "New Space", comme son nom né avec les débuts du XXIe l’indique, c’est une nouvelle ère spatiale qui s’est ouverte. Où toutes les questions se posent : quel équilibre entre public et entreprises spatiales privées type SpaceX ou Blue Origin, même si l’espace a toujours été principalement une mission régalienne. Quelle place pour la découverte, voire la conquête d’autres objets célestes, comme la Lune ou Mars à l’heure des satellites "utiles" ? Quelle compétition entre les puissances spatiales, États-Unis et Chine, qui ne sont actuellement pas au mieux, c’est le moins qu’on puisse dire, de leurs relations... Et quelle place pour tous les autres acteurs du spatial, de l’Europe à la Russie (en déclin), en passant par le Japon (très science et technologie) ou l’Inde (spatial pour le développement)… Quel équilibre entre programmes civils et militaires, même si le spatial est partout né sous le signe de ces derniers ? Ces questions étaient au cœur de la rencontre "Conquête spatiale : demain la guerre des étoiles ?" fin septembre, aux Géopolitiques de Nantes (1), à laquelle Sciences et Avenir a participé.

"Il y a trois défis principaux" résume Philippe Steininger, conseiller militair[...]

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