SpaceBok, un robot antilope pour arpenter Mars

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Destiné à l’origine à l’exploration de la Lune, ce robot quadrupède est en cours de redéveloppement pour être adapté à la planète Mars. L’engin doit pouvoir se confronter à des terrains accidentés inaccessibles aux rovers sur roues.

Il y a deux ans, une équipe d’étudiants de l’Ecole polytechnique fédérale de Zürich (ETZH, Suisse) testait dans un centre technique de l’Agence spatiale européenne un destiné à marcher sur la Lune. Conçu sur le modèle d’un springbok, une antilope bondissante d’Afrique australe, cet engin est en train d’être réadapté pour arpenter Mars.

Appelé SpaceBok et pesant 22 kg, le robot n’a pas pour ambition de remplacer les rovers sur roues mais de compléter ces derniers en allant là où ils ne peuvent pas aller : des zones accidentées, des pentes raides, des tunnels… C’est pourquoi le concept originel de robot sauteur, comme monté sur ressorts, a été revu. Ce système de locomotion se prêtait bien au sol plutôt plat de la Lune, mais pas à la planète Mars.

Le SpaceBok nouvelle version est présenté dans un , destiné à la revue Field Robotics. Le robot ne saute plus du tout. Il marche de manière classique, au contact du sol, sans jamais avoir plus d’une patte levée. Des robots “” avaient été présentés en janvier 2021, développés à partir des machines de Boston Dynamics, pour des enjeux similaires d’exploration de zones inaccessibles aux rovers. Mais le projet de l’ETZH montre que si ces machines ouvrent des perspectives, elles soulèvent aussi un gros défi technique.

Des crampons aux pieds

L’enjeu se situe en effet au niveau des pieds du robot. L’équipe du laboratoire de systèmes robotiques de l’ETZH a testé plusieurs solutions. Soit les quatre pattes sont terminées par une sorte d’embout en demi-lune, soit elles reposent sur diverses versions d’un socle en forme de disque. Dans ce dernier cas, la face des disques au contact du sol peut être lisse ou dotée de crampons de longueurs variables.

Les chercheurs ont procédé à de nombreux tests chez le constructeur aérospatial suisse RUAG, à Zürich, sur une plateforme de 6 mètres sur 6 contenant un pseudo-sol martien sableux. SpaceBok devait y progresser dans diverses configurations. Sol plat, montée et descente d’une pente allant de 5[...]

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