Souverainistes : en finir avec le mythe d'une "autre Europe"

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Le 29 mai paraissait dans ces colonnes un texte collectif célébrant le Non au projet de Traité constitutionnel européen, une grande victoire populaire – à tous les sens du terme – remportée il y précisément quinze ans.

Cette analyse est la bienvenue. Elle rappelle fort justement que les Français refusèrent alors de « limiter leur liberté collective et de transférer le pouvoir à un échelon supérieur pour se fondre dans un hypothétique peuple européen ». On se souvient que nos amis Néerlandais émirent un vote encore plus massif, et dans le même esprit, quelques jours plus tard.

Qu’il soit permis ici de formuler un éclairage d’actualité sur les priorités présentes de Bruxelles. Et de poser une question quant à la conclusion que pourrait appeler cette contribution saluant le 29 mai 2005.

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La nocivité des politiques menées depuis des décennies par l’Union européenne – dessinées par le Conseil, mises en musique par la Commission, et avec les traditionnels jappements de l’europarlement – apparaît plus que jamais patente. Et pas seulement en matière économique, sociale, budgétaire et monétaire.

L’extrême violence de la crise du coronavirus a contraint la Commission à faire de nécessité vertu : elle a été forcée de suspendre – provisoirement, comme vient de le rappeler le vice-président Valdis Dombrovskis – les règles mortifères du Pacte de stabilité, ainsi que certaines interdictions en matière d’aides d’Etat et de concurrence.

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