Souveraineté alimentaire : ce niébé qui pourrait sauver l’Afrique subsaharienne

Le niébé pourrait changer la donne alimentaire en Afrique subsaharienne. 
Le niébé pourrait changer la donne alimentaire en Afrique subsaharienne.

Appartenant à la famille des Fabaceae, le niébé Vigna unguiculata (L.) Walp est une légumineuse à graines originaire d'Afrique, aujourd'hui cultivée dans presque toutes les régions tropicales et subtropicales. Les principaux pays producteurs sont le Nigeria et le Niger, qui représentent à eux deux près de la moitié de la production mondiale.

Cette denrée de base, exploitée et valorisée de manière efficiente, pourrait constituer un véritable rempart contre la malnutrition et la dépendance vis-à-vis de certains produits, comme le riz, les protéines animales et le blé, dont on mesure aujourd'hui, à la lumière du conflit russo-ukrainien, les vulnérabilités pour les populations subsahariennes. Le niébé offre aussi un large éventail de possibilités gastronomiques, pour la plupart méconnues. Par exemple, plus de 50 plats peuvent être réalisés avec ce dernier, incluant entrées, plats de résistance, desserts, et même le pain !

Origine et distribution géographique du niébé

Après la domestication de ses formes sauvages par les premiers cultivateurs d'Afrique, dès le Néolithique, le niébé fut rapidement introduit en Inde. Les dates de l'introduction du niébé en Europe divergent et font toujours l'objet de débats entre scientifiques, mais tout le monde s'accorde sur le fait que le niébé y était déjà consommé quelques siècles avant notre ère. Alors appelé dolique à œil noir, habine des Landes ou haricot mongette de Provence, il était cultivé dans le sud de la France, avant [...] Lire la suite

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