Des soutiens solides mais informels

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Emmanuel Macron est le candidat préféré de la très grande majorité des capitales européennes, des présidents des institutions communautaires, de droite et de gauche, ou encore des partis de gouvernement. C’était déjà le cas avant le premier tour - même si François Fillon et Benoît Hamon étaient considérés comme eurocompatibles -, c’est encore plus vrai à la veille du second. Les liens qu’entretient Macron, secondé sur les questions communautaires par Clément Beaune, son ancien conseiller budget à Bercy, avec les partis politiques européens sont informels : son mouvement, En marche, est trop récent pour avoir eu le temps de tisser des liens institutionnels avec d’éventuels «partis frères».

C’est en Allemagne que le soutien est le plus enthousiaste. Ainsi, Sigmar Gabriel, l’ancien président des sociaux-démocrates allemand, a lancé, le 19 mars, lors du congrès du SPD : «Imaginez-vous, Emmanuel Macron devient président en France et Martin Schulz chancelier : tout ce que nous pourrons changer dans cette Europe !» suscitant l’enthousiasme de la salle. Certes, le nouveau président du parti et candidat à la chancellerie pour les élections de septembre a vite rectifié le tir en apportant son soutien officiel à Benoît Hamon, le candidat du PS, le seul «parti frère» jusqu’à nouvel ordre. Mais, depuis l’élimination de ce dernier, Martin Schulz s’est rangé sans réserve derrière Macron, manifestement son candidat de cœur.

«Proximité». Il en est de même de la CDU de la chancelière Angela Merkel, qui verrait d’un bon œil l’élection de ce social-libéral déterminé à réformer la France. L’ancien ministre écologiste des Affaires étrangères Joschka Fischer et son ami de toujours, l’ex-président du groupe des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit, se sont aussi rangés derrière le candidat centriste, ce qui montre à quel point il transcende les clivages politiques traditionnels.

En Italie, Matteo Renzi, l’ancien président du Conseil, tout juste réélu à la tête du Parti démocrate, (...)

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