Les soutiens à la chercheuse Fariba Adelkhah arrêtée il y a trois ans en Iran ne baissent pas les bras

Cela fait trois ans que l'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah a été arrêtée en Iran. Elle y a été condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité de l'État, un prétexte selon ses proches qui dénoncent une arrestation pour des raisons politiques. Ils n'ont de cesse de réclamer sa libération. L'anthropologue après avoir été assignée à résidence, est de nouveau en prison depuis le mois de janvier. Une soirée de soutien était organisée mardi soir à Paris.

« Fariba Adelkhah reste en prison et nous tenons à lui exprimer notre solidarité, mais également à défendre la liberté scientifique et la liberté culturelle, explique Jean-François Bayart, chercheur et membre du comité de soutien à Fariba Adelkhah. Ces deux libertés sont de plus en plus menacées dans le monde contemporain. »

Le chercheur explique que depuis sa réincarcération, des nouvelles indirectes de la chercheuse sont apportées par le biais de sa famille, des nouvelles très fragmentaires: « Ce que nous pouvons dire, c’est qu’elle est toujours aussi tenace. Elle a quelques problèmes de santé qui nous inquiètent, mais qui ne nous alarment pas pour autant que nous puissions le savoir, essentiellement des problèmes cardiaques, semble-t-il. »

Pour le comité de soutien à Fariba Adelkhah, les preneurs d’otages, « parce qu’il faut quand même finir par appeler les choses par leur nom », veulent peser sur les relations entre l’Iran et l’Occident. Jean-François Bayart considère que Fariba Adelkhah n’a jamais eu d’activité politique, qu’elle est une prisonnière scientifique, arrêtée pour des raisons politiques qui ne la concernent en rien.


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