«South Park» peut se moquer de tout le monde... sauf de Mahomet

Sugy, Paul
LeFigaro.fr
Un épisode de la série animée américaine South Park. / Capture d'écran YouTube
Un épisode de la série animée américaine South Park. / Capture d'écran YouTube

FIGAROVOX/ANALYSE - La plateforme HBO, qui diffuse l’intégralité de la série satirique américaine, a retiré cinq épisodes représentant le prophète Mahomet. C’est pourtant le principe de South Park de s’en prendre à de nombreuses religions ou communautés.

Paul Sugy est journaliste au Figaro.

La série animée South Park n’en finit plus de faire polémique. Ces courts-métrages créés en 1992 par Trey Parker et Matt Stone, qui relatent les aventures de quatre enfants scolarisés dans une école du Colorado, ont séduit depuis plus de vingt ans un très large public dans le monde entier, par leur vision satirique de la société américaine et le choix résolu de parodier et de tourner en dérision de très nombreuses personnalités ou communautés.

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Mais à plusieurs reprises, la diffusion de la série a fait l’objet de vives critiques dans la presse et sur les réseaux sociaux, contraignant certaines plateformes à retirer quelques épisodes au moment de lancer une nouvelle diffusion.

Ce fut déjà le cas en 2019 lorsque Netflix a proposé à ses abonnés francophones la quasi-intégralité de la série: la plateforme de visionnage avait retiré une dizaine d’épisodes, précisant dans un tweet que ceux-ci étaient «considérés comme dénigrants pour certaines communautés par les autorités audiovisuelles locales». Seulement à l’époque, des journalistes étaient allés s’enquérir auprès du CSA des motifs de cette «censure»: celui-ci a alors précisé qu’il avait seulement mis en garde la plateforme, à cause de certains contenus crus ou vulgaires qui nécessitaient d’être déconseillés au jeune public. Mais en aucun cas l’autorité administrative n’avait exigé un quelconque retrait. Contraint de revoir sa communication, Netflix avait par la suite présenté des excuses pour cette «explication erronée», précisant cette fois que si des épisodes manquaient, c’était uniquement sur demande des ayant-droits. Pas de censure, donc, mais tout au plus une auto-censure... qui évitait au moins à Netflix les désagréments (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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